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Le dimanche 23 août 2020, la tempête Laura a déferlé sur la République Dominicaine, suivie de fortes pluies et de vents violents. Des milliers de personnes n’ont eu d’autre choix que d’abandonner leurs foyers.
Les systèmes de canalisation ont eux aussi été endommagés, laissant plus d’1,5 million d’habitant.e.s sans eau courante, une situation dramatique en cette période de pandémie.

Ana : « Cela fait désormais 7 ans que j’habite ici, et j’ai dû quitter ma maison 5 fois à cause des inondations. »

« Il devait être 2h du matin lorsque la pluie et l’eau sont entrées dans la maison. J’ai mis ce que je pouvais en hauteur sur une table et je suis sortie. Le pasteur de l’église voisine est venu nous chercher, ma famille et moi, car nous n’avions nulle part où aller » raconte Ana, une jeune mère de la province de Barahona, forcée de fuir sa maison avec son mari et leurs 2 enfants, de 12 et 15 ans.

Dans sa main droite, elle tient une liasse de papiers : « J’ai à peine eu le temps d’empoigner nos papiers d’identité et mes médicaments que le lit et les meubles étaient déjà couverts d’eau », explique Ana, enceinte de 8 mois de son 3e enfant.

Le mari d’Ana est réparateur. Malheureusement, il est au chômage depuis le mois de mars, à cause de la pandémie de COVID-19. Plan International accompagne la famille d’Ana depuis le début de la pandémie, en leur distribuant des bons alimentaires.

« Les bons que me donne Plan International m’aident énormément. Grâce à eux, je peux continuer à nourrir mes enfants et je pourrai acheter du lait et des couches pour mon bébé après sa naissance. » s’enthousiasme Ana, le sourire aux lèvres.

Gelito : « Au beau milieu de la tempête et en pleine période de pandémie, j’ai dû emmener mes enfants à l’hôpital pour les faire soigner. »

Il suffit de quelques minutes avec Gelito pour comprendre à quel point il est fier de ses enfants.
Il vit seul, avec sa fille et ses trois fils, depuis que sa femme est partie 7 ans plus tôt.
« Je suis resté avec mes enfants pour les élever et donner le meilleur de moi-même. »

Sans emploi depuis le début de la pandémie de COVID-19, la vie quotidienne est devenue difficile à gérer dans la province de Barahona. « C’est compliqué. A cause de la pandémie, j’ai perdu mon travail et personne ne vient par ici.  »

La seule aide que je reçois c’est celle de Plan International, qui nous distribue des bons alimentaires, des produits d’hygiène et des masques. C’est une bénédiction.

La vie de Gelito et de ses enfants s’est encore empirée avec la tempête Laura : leur maison et leur voiture ont été entièrement inondées. « J’ai essayé de démarrer la voiture mais elle ne voulait ni avancer ni reculer. »

La nuit où la tempête Laura est arrivée, deux des enfants de Gelito se sont coupés avec du verre cassé, caché par l’eau sur le sol. « Ils m’ont aidé à sortir nos affaires les plus importantes de la maison et ont ensuite aidé nos voisins : c’est à ce moment-là qu’ils se sont coupés. » explique Gelito. « Au beau milieu de la tempête et en pleine période de pandémie, j’ai dû emmener mes enfants à l’hôpital pour les faire soigner. »

« Après cela, nous nous sommes réfugié.e.s dans la maison d’un ami voisin. A cause du COVID-19, nous sommes obligé.e.s de garder nos distances, mais ce n’est pas toujours facile. » déplore Gelino.

Afin de répondre au mieux aux besoins des populations locales, les équipes de Plan International redoublent d’efforts pour évaluer le plus précisément possible l’ampleur des dégâts.

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