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Les 1er et 16 août 2017 respectivement, la Jordanie et le Liban ont pris la décision historique d’abroger une loi qui permettait aux violeurs d’échapper à des poursuites judiciaires et à la prison s’ils épousaient leur victime. Les femmes se retrouvaient ainsi forcées contre leur gré d’épouser leur violeur… Une véritable victoire pour les droits des filles !

Le viol des femmes ne sera plus impuni

Après de longues années de campagne menée par des militant.e.s, le 1er août 2017, le parlement jordanien a abrogé l’article 308 de son code pénal (aussi appelé « loi du viol »), qui permettait à un violeur d’échapper à la justice s’il se mariait avec sa victime.

« L’annonce du retrait de cette loi par le parlement est une grande étape pour les droits des femmes en Jordanie. Le viol est un crime, une violation des droits des femmes et des filles, qui ne devrait jamais rester impuni. Nous applaudissons les énormes efforts de ceux qui ont travaillé si dur pour que cette loi archaïque soit abandonnée », annonce Muna Abbas, chef de mission pour Plan International en Jordanie.

« Cependant, nous ne devons pas oublier qu’il y a encore un long chemin à parcourir. Les filles sont victimes de terribles stigmatisations dans leurs communautés si elles se font violer, car cela signifie qu’en ayant eu des relations sexuelles hors mariage, elles ont brisé l’honneur de leur famille. Même si le retrait de cette loi est une réussite historique, le prochain défi est de faire évoluer l’opinion publique afin que les familles et les communautés ne rejettent plus les filles. Pour qu’elles les soutiennent à faire face à ce qui leur est arrivé et qu’elles les aident à se reconstruire. »

C’est le 16 août 2017, que le Liban a emboîté le pas de la Jordanie. A la suite d’une importante campagne menée par l’organisation locale ABAAD et des ONG, dont Plan International, le parlement libanais a lui aussi abrogé la « loi du viol » de son pays (article 522).

Une étape importante sur le long chemin de l’égalité filles-garçons

Anne-Birgitte Albrectsen, directrice générale de Plan International s’est exprimé après l’annonce de la nouvelle au Liban :

« Le viol est un acte d’une horrible violence pour lequel il n’y a pas d’excuse. Nous nous réjouissons de la décision du parlement libanais d’abolir le statut qui permettait aux violeurs d’échapper à la justice en épousant leur victime. Nous félicitons les ONG libanaises pour leur travail, en particulier ABAAD ».

C’est une étape importante dans le combat pour les droits des femmes et les droits des filles. Cependant, Anne-Birgitte Albrectsen a souligné que pour celles qui sont prises au piège dans un mariage forcé – particulièrement les enfants – le cauchemar est loin d’être terminé.

« Le viol cause de sévères blessures physiques, émotionnelles et psychologiques qui peuvent durer toute la vie. Forcer une fille à se marier avant ses 18 ans – encore plus avec l’homme qui l’a violée –détruit son enfance et viole ses droits à une bonne santé, à l’éducation et brise ses opportunités d’avenir.

Malgré le fait que les viols peuvent survenir au cours du mariage, notamment lors des mariages précoces, cela reste trop souvent ignoré par les autorités. C’est pourquoi les lois mais aussi les normes patriarcales et traditions doivent être remises en cause pour parvenir à une réelle égalité entre les filles et les garçons. »

Plan International appelle tous les pays avec des lois similaires à suivre l’exemple du Liban et de la Jordanie.

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