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Les Philippines, où près d’un million de filles sont mariées chaque année avant l’âge de 18 ans, viennent d’adopter une loi qui interdit le mariage d’enfants. Plan International, très impliquée dans ce combat, salue cette avancée historique. 

Une fille sur six est mariée avant l’âge de 18 ans aux Philippines. Une loi adoptée récemment dans le pays criminalise dorénavant cette pratique.

Groupe d'enfants à l'école

UNE AVANCEE HISTORIQUE DES DROITS 

« L’État (…) considère le mariage d’enfants comme une pratique maltraitante des mineurs parce qu’elle avilit, dégrade et rabaisse la valeur intrinsèque et la dignité de l’enfant », rappelle le texte de loi promulgué le 6 janvier 2022. La ratification par le président Duterte, après son approbation en 2021 par le Sénat et par la Chambre des représentants, marque une avancée historique pour la protection des droits des filles et pour l’égalité entre les filles et les garçons. 

Désormais, les personnes qui épousent, cohabitent, arrangent ou célèbrent ces unions sont passibles de 12 ans de prison. Plan International salue cette décision fondamentale et rappelle qu’il convient désormais de veiller à l’application de la législation pour éradiquer ce fléau dans le pays.

Une campagne de longue haleine menée par Plan International 

L’ONG lutte depuis de nombreuses années contre cette violation grave des droits humains.

« Le mariage d’enfants est une pratique néfaste qui peut avoir des répercussions durables sur la vie des filles et des garçons. Il les prive du droit d’être à l’abri de la violence, du droit à l’éducation et de la santé et des droits sexuels et reproductifs », affirme Ana Maria Locsin, directrice de Plan International aux Philippines.

La promulgation de cette loi constitue le début d’un long processus au sein du pays. Des dispositions de la législation restent en suspens pendant un an pour les communautés musulmanes et indigènes. Il faut continuer de sensibiliser et de convaincre ces dernières à renoncer à cette pratique. Une forte collaboration avec les familles, les communautés, les chefs traditionnels et religieux demeure indispensable pour veiller à l’application effective de la loi.

Des avancées fragiles 

Depuis 10 ans, les mariages d’enfants ont diminué de 15 % globalement dans le monde, notamment en Asie, qui fait figure de bonne élève. Cette nouvelle loi aux Philippines vient rejoindre les autres récentes victoires en Républicaine dominicaine en 2021, en Tanzanie et au Mozambique en 2019. Cependant, la pandémie menace de faire reculer ces avancées avec 10 millions de filles supplémentaires qui risquent être mariées de force d’ici 2030. 

Retrouvez les entretiens de nos porte-paroles, Violaine Gagnet sur RFI et Julien Beauhaire dans La Croix autour de la question des mariages d’enfants.

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