À l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, le 19 août, Plan International met en lumière trois crises qui menacent aujourd’hui les droits et l’avenir des filles, et dans lesquelles nos équipes et nos partenaires se mobilisent.

Guerres, déplacements forcés, violences, catastrophes : partout dans le monde, les crises humanitaires bouleversent la vie de millions d’enfants. En 2023, plus de 473 millions vivaient dans des zones de conflit et 48,8 millions étaient déplacés en raison des conflits et de la violence (UNICEF et Nations Unies – 2025).

Dans ces situations d’urgence, les inégalités de genre se creusent et les droits des filles sont particulièrement menacés. Déscolarisation, violences sexistes et sexuelles, mariages forcés et précoces, grossesses adolescentes : les risques auxquels elles sont confrontées se multiplient à mesure que les mécanismes de protection s’effondrent.

Soudan : les filles en première ligne d’une crise humanitaire majeure

Depuis avril 2023, le Soudan est plongé dans une guerre meurtrière qui a provoqué l’une des plus graves crises humanitaires au monde. Aujourd’hui, 34 millions de personnes dépendent de l’aide humanitaire, dont 15 millions d’enfants (ONU).

Des millions de familles ont été contraintes de fuir leur foyer, tandis que la faim et le choléra progressent. La famine a notamment été confirmée dans certaines zones du Nord-Darfour et du Kordofan du Sud (ONU).

Dans cette crise, les filles paient un tribut particulièrement lourd : 12,1 millions de personnes, soit un quart de la population, sont exposées aux violences basées sur le genre (ONU Femmes). La menace de violences sexuelles, dont le viol, utilisé comme arme de guerre, pèse constamment sur les femmes et les filles.

Présent au Soudan depuis 1977, Plan International répond aux besoins essentiels des populations tout en renforçant la protection des enfants et des filles, notamment face aux violences basées sur le genre.

Ukraine : une guerre qui fragilise durablement les filles et les femmes 

Depuis plus de 4 ans, les déplacements répétés, la destruction des infrastructures et la perte de revenus ont profondément fragilisé les familles en Ukraine. 2026, 10.8 millions de personnes avaient encore besoin d’une aide humanitaire (HNRP).

Pour les filles et les femmes, cette insécurité quotidienne s’accompagne de risques accrus de violences sexuelles et sexistes. L’isolement, la précarité économique ou encore l’éloignement des services de protection peuvent renforcer leur vulnérabilité. On estime que 2,4 millions de personnes, dont une majorité de femmes et de filles, ont urgmment besoin de services de prévention et de prise en charge de la violence basée sur le genre (OCHA). 

À travers son programme « Renforcer la protection des filles et des femmes touchées par la guerre », financé par CDCS, Plan International France a permis à des milliers de filles et de femmes dans les régions de Kharkiv, Soumy et Dnipropetrovsk d’accéder à un soutien psychosocial adapté, à des kits de santé, et à un accompagnement dédié aux victimes de violence basée sur le genre. 

Haïti : grandir sous la menace des groupes armés

Depuis plusieurs années, l’instabilité politique et l’affaiblissement des institutions ont permis aux groupes armés d’étendre leur emprise sur des pans entiers d’Haïti, plongeant le pays dans une profonde crise sécuritaire et humanitaire.

Attaques, enlèvements et affrontements rythment le quotidien des familles et perturbent fortement l’accès, aux soins, à la nourriture et à l’école. Plus d’un million de personnes ont été contraintes de fuir leur foyer, dont une majorité d’enfants (Plan International Haïti).

Dans ce climat d’insécurité, les violences sexistes et sexuelles à l’encontre des filles augmentent de manière alarmante. Plus de 5 500 cas de violences basées sur le genre ont ainsi été recensés au premier semestre de 2026, soit près de 70 % du total enregistré durant toute l’année 2025 (OCHA).  Les déplacements forcés, la fermeture de centaines d’écoles et l’effondrement des réseaux communautaires exposent encore davantage les filles aux risques de violence.

Face à cette situation, Plan International agit pour que l’école reste à la fois un lieu d’apprentissage et de protection. À Jérémie, dans le département de la Grande-Anse, notre programme d’éducation en urgence financé par OCHA a soutenu 7 027 enfants et 10 écoles, à travers la réhabilitation d’espaces d’apprentissage, la distribution de kits scolaires et la sensibilisation.

Face aux crises, les droits des filles ne peuvent pas attendre

Du Soudan à l’Ukraine en passant par Haïti, les crises humanitaires exacerbent les inégalités et menacent directement les droits des filles : leur droit d’être protégées contre les violences, d’aller à l’école ou encore d’accéder aux soins de santé.

À l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, ces trois situations illustrent les conséquences durables que les crises peuvent avoir sur les droits et l’avenir des filles.

Plan International place la protection des filles au cœur de son action humanitaire. Au-delà de la réponse aux besoins immédiats des populations, nos programmes visent à leur garantir des espaces sûrs, un accès à l’éducation et aux services de santé, notamment sexuelle et reproductive, ainsi qu’un accompagnement adapté face aux violences de genre.

Pour en savoir plus sur la manière dont Plan International France agit aux côtés des enfants et des filles dans les situations d’urgence, découvrez nos programmes d’aide humanitaire.

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