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L’éducation des filles

Alors que dans 1 fille sur 4 ne va pas à l'école dans les pays en développement, Plan International agit pour favoriser leur scolarisation et leur maintien dans un système éducatif de qualité pendant au moins 9 ans.

Scolarisation des filles : des chiffres alarmants

Si des millions d’enfants n’ont pas accès à l’éducation – ou dans de mauvaises conditions – dans de trop nombreux pays en développement, la situation des filles est encore plus préoccupante. 64 millions de filles âgées de 6 à 14 ans n’ont pas accès à l’éducation.

Les obstacles à l’éducation des filles

  • La pauvreté et la ruralité
    Dans les pays en développement, une fille est souvent considérée comme un fardeau. Aussi,  les familles en situation d’extrême pauvreté font le « choix » de marier précocement leurs filles ou de les faire travailler soit à la maison soit loin de leur famille. Dans tous les cas, ces filles sont obligées de renoncer partiellement ou complètement à l’école.
  • Des traditions culturelles d’inégalité des genres
    Dans certaines sociétés, l’éducation des filles n’est pas une priorité ; pour certains, elle n’a même aucun  sens car elle va à l’encontre du rôle qui leur est dévolu  dans la société. Si une famille ne peut pas envoyer tous ses enfants à l’école, elle fera souvent le choix d’envoyer les garçons. Si les filles vont bien à l’école, les nombreuses heures qu’elles consacrent aux tâches ménagères, sont autant qu’elles ne consacrent pas à leurs études.
  • Les violences à l’école et sur le chemin de l’école
    Les filles, plus que les garçons, sont exposées à la violence et aux abus sexuels à l’école et sur le chemin de l’école ce qui les empêche d’étudier correctement. Et conduit de nombreux parents à retirer leurs filles de l’école. Sans parler des pays où les écoles de filles sont détruites et les écolières agressées, voire tuées.
  • Les règles
    Aujourd’hui, sur le continent africain, une fille sur 10 ne va pas à l’école quand elle a ses règles. Parce que les établissements scolaires ne proposent pas d’endroit où elles puissent se changer dans le respect de leur intimité. Et parce que les tampons et serviettes hygiéniques coûtent très chers.
  • Les mariages précoces et forcés (12 millions de filles chaque année)
    En Afrique occidentale et centrale, où 4 filles sur 10 sont mariées avant leurs 18 ans (et 1 fille sur 7 avant ses 15 ans). Or, en règle générale, les filles qui se marient quittent l’école prématurément et ne reçoivent donc pas l’enseignement qui leur permettrait d’échapper à la pauvreté.
  • Les grossesses précoces
    Elles contraignent les adolescentes à quitter l’école. Elles sont la conséquence des mariages précoces, violences sexuelles, tabous liés à la culture, non-accès à la contraception et à l’avortement.
  • L’absence de certificat de naissance
    Ces « enfants-fantômes », qui sont majoritairement des filles, sont privés de leur accès à une identité mais aussi à leurs droits, notamment à leur droit à l’éducation.
  • La non-application des lois
    Même lorsque la scolarité est obligatoire, beaucoup de familles l’ignorent et/ou enfreignent la loi. Dans certains pays, cette violation est si répandue que les poursuites sont rares.
  • Les situations d’urgence
    Dans ces situations, les adolescentes étaient souvent les personnes les plus exposées. Les situations précaires augmentent la pression économique qui pèse sur les foyers, entraînant des familles à pousser leurs filles vers un mariage précoce ou vers un travail dangereux, les contraignant ainsi à abandonner l’école.

Ces obstacles doivent être combattus non seulement pour favoriser la scolarisation des filles, mais aussi pour qu’elles étudient dans de bonnes conditions. L’accès à l’école n’est donc pas l’unique objectif, la qualité de l’éducation et la protection des filles à l’école sont essentiels.

L’éducation des filles : un moyen efficace pour lutter contre la pauvreté

« Il n’existe aucun instrument de développement plus efficace que l’éducation des filles. »
Kofi Annan, ex-Secrétaire des Nations Unies.

Une fille éduquée

  • peut plus facilement faire entendre sa voix et participer aux prises de décisions à tout niveau ainsi qu'à l'évolution de la société dans laquelle elle vit ;
  • a plus de chance de sortir de la pauvreté et d'accéder à une activité génératrice de revenus pour elle et sa famille ;
  • participe plus activement au développement de son pays. Si on augmente de 10 % la fréquentation de l’école par les filles, le produit intérieur brut (PIB) d’un pays augmente en moyenne de 3 % ;
  • a plus de facilités à accéder et suivre recommandations et conseils de prévention et de soins pour elle-même et  ses enfants ;
  • comprend l'intérêt de donner à ses enfants une éducation de qualité ;
  • ose résister à un projet de mariage précoce et connaît l'existence de moyens de contraception.

Plan International s’engage pour l’éducation des filles

Depuis 2007, Plan International agit plus particulièrement en faveur des droits des filles. Les plaidoyers de Plan International auprès des instances internationales ont permis une avancée importante : en 2012, l’ONU a reconnu officiellement le 11 octobre comme la journée internationale des filles.

Plus d’informations sur notre page dédiée aux droits des filles

ONG de solidarité internationale, Plan International intervient dans 56 pays en développement pour donner aux enfants et aux jeunes les plus marginalisés les moyens de construire leur avenir.

Plan International France est membre du Comité de la Charte don en confiance, un organisme d’agrément et de contrôle des associations et fondations faisant appel à la générosité du public.