Publié le 16 juin 2025

Chaque mois dans le monde, 1,8 milliard de personnes ont leurs règles. Cependant, des millions d’entre elles ne peuvent pas prendre en charge leur cycle menstruel de manière correcte. Rien qu’en France, près de quatre millions de femmes n’auraient pas les moyens de s’acheter des protections menstruelles en quantité suffisante.

bracelets ou colliers de cycle menstruel

Conséquences de la précarité menstruelle

La santé menstruelle désigne le bien-être physique, mental et social des filles et des femmes tout au long de leurs cycles menstruels. Elle englobe la compréhension et le soulagement des symptômes physiques et hormonaux associés aux menstruations, la gestion pratique des règles, l’éducation sexuelle et la promotion de la santé reproductive ainsi que la lutte contre les préjugés et tabous autour des règles.

La précarité menstruelle désigne le fait que certaines personnes menstruées n’ont pas les moyens d’acheter des protections menstruelles. Cela les pénalise sur le plan financier, car cela inclut aussi le coût des antidouleurs et parfois de sous-vêtements.

Ce problème existe dans de nombreux pays, y compris certains pays européens comme le Royaume-Uni. Selon un rapport de Plan International UK, deux sur cinq (40 %) doivent utiliser du papier toilette faute de moyens pour acheter des protections menstruelles. En France aussi, près de 4 millions de personnes font face à des difficultés pour s’acheter tous les mois des protections menstruelles.

La précarité menstruelle a des impacts négatifs sur la santé des filles et des femmes. Faute de moyens, beaucoup utilisent des protections de fortune – bouts de tissu, papier journal, coton, feuilles, chiffons, des tapis sales-. Ces méthodes alternatives inefficaces, inconfortables et peu hygiéniques, augmentent les risques d’infections vaginales, urinaires ou pelviennes, parfois graves. Le manque d’accès aux protections menstruelles augmente ainsi de 70 % les risques d’infections vaginales.

Les tabous entourant les règles et la précarité menstruelle peuvent gravement perturber la scolarité des adolescentes. La douleur, le manque de protections et d’infrastructures adaptées, mais aussi la honte ou les restrictions de déplacement à cause de conflits peuvent les empêcher d’aller en cours régulièrement. Dans certains pays comme l’Ouganda, l’Indonésie ou le Bangladesh, la puberté marque souvent l’arrêt total de la scolarité pour les filles.

Plan International France engagée pour la santé menstruelle

Plan International France œuvre au quotidien pour lutter contre la précarité menstruelle et les tabous liés aux règles à travers ses programmes partout dans le monde. Le programme Parec au Togo a pu sensibiliser des parents, des enseignant·es, des filles et des garçons aux tabous entourant les règles, tout en permettant aux filles de poursuivre leur scolarité. Au Liban, le projet Intajouha vise à améliorer l’accès au travail et aux protections menstruelles pour les adolescentes et les femmes vulnérables.

À l’occasion de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle qui a lieu chaque année le 28 mai, l’ONG Plan International France lance une campagne visant à briser les tabous autour des règles. Vous pouvez consulter notre campagne sur nos réseaux sociaux.

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