A 16 ans, Jemma vit dans le plus grand camp de réfugiés du monde

Jemma a fui le Soudan du Sud pour échapper à la guerre civile meurtrière qui sévit depuis 2013. Elle a rejoint les 280 000 réfugiés regroupés au nord de l’Ouganda à la frontière, dans le camp de Bidi Bidi. 80 % des personnes réfugiées là sont des femmes et des enfants. Elle a perdu ses parents et se bat pour survivre.

70 % DES FEMMES VIOLÉES DEPUIS LE DÉBUT DU CONFLIT

 La guerre m’a surprise alors que j’étais à l’école. Les rebelles attaquaient. Des élèves ont été enlevées tandis que d’autres étaient violées. Le directeur a été tué devant nous. Heureusement nous avons pu nous enfuir et avoir la vie sauve.
Je suis retournée à la maison pour chercher ma petite sœur. Un voisin m’a dit de me sauver car les rebelles avaient attaqué notre village. Alors j’ai attrapé mon cartable et je me suis enfuie » explique Jemma qui ajoute : « En chemin, nous avons été attaquées de nouveau par les rebelles et certaines d’entre nous ont été violées. »

Une étude récente de l’ONU effectuée dans les camps de Juba, la capitale du Soudan du Sud, indique que 70 % des femmes ont été violées depuis le début du conflit. 

En outre, les filles et ces femmes fuyant ces violences risquent d’être tuées ou victimes de violences sexuelles car les routes restent très dangereuses.

LA VIE EST DIFFICILE ET ENCORE PLUS QUAND J’AI MES RÈGLES

« Je ne sais pas où sont mes parents. Nous avons laissé mon père au Soudan du Sud mais je ne sais pas où il est maintenant. Ni où est ma mère que nous avons vue pour la dernière fois à Kampala, la capitale de l’Ouganda. »

L’année passée, Jemma vivait dans une famille d’accueil. La vie n’était pas facile, et particulièrement compliquée quand elle avait ses règles car elle n’arrivait pas à se procurer des serviettes hygiéniques.

« Quand vous avez vos règles et pas de serviettes hygiéniques, vous n’êtes pas à l’aise du tout, vous n’avez pas envie d’aller à l’école.

Heureusement Plan International distribue aussi à des milliers de réfugiées des produits de première nécessité comme des serviettes hygiéniques et des savons. »

GRÂCE À PLAN INTERNATIONAL, J’ARRIVE À ME CHANGER LES IDÉES

« Ma vie s’est améliorée depuis que j’ai été soutenue par Plan International qui m’aide à ne pas trop penser à toutes les choses affreuses qui me sont arrivées. Ils ont trouvé un lieu où nous pouvons nous dépenser, jouer au netball (sorte de basket), au football ou au volley. Nous faisons aussi du théâtre, de la musique et de la danse. Et alors, je me détends. »

J’étais très isolée mais grâce à Plan International, je me suis fait des amies. J’ai changé, j’ai un bon moral. »

Nos équipes sur place aide les filles réfugiées à retrouver une vie presque normale pour soigner leur traumatisme.

J’ÉTUDIE POUR POUVOIR CHANGER MON PAYS

Jemma va à l’école dans le camp et, comme des milliers de réfugiées, elle espère qu’un jour elle pourra retourner dans son pays.

« J’ai espoir que la situation au Soudan du Sud s’améliore. Ici nous étudions, donc nous pourrons devenir les nouveaux dirigeants du Soudan du Sud, faisant de ce pays un pays où il est possible de vivre. »

Les filles sont les plus vulnérables en situation d’urgence. 

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