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La fermeture des écoles en Indonésie pour protéger les enfants de la pandémie de COVID-19 a des conséquences dramatiques pour leur éducation. A la maison, les enfants ne sont désormais plus les seul.e.s à apprendre de nouvelles méthodes de travail : à leurs côtés, les parents n’ont eu d’autre choix que de devenir enseignant.e.s.

Ecoles fermées : les enfants exposé·e·s au risque de ne pas maîtriser les savoirs élémentaires 

Pour les parents qui vivent dans des régions isolées comme l’île de Lembata, le manque de connexion les empêche d’accéder à internet et de dispenser des cours à la maison. En outre, les femmes ont moins de chances d’avoir accès à internet que les hommes et sont ainsi plus souvent exclues de la technologie numérique.

Yasinta, 40 ans, a dû transformer sa maison en salle de classe suite à la fermeture de l’école de son fils en mars. « J’essaie de lui donner des cours particuliers et de tenir mon rôle », dit-elle. « Je m’occupe d’un enfant de maternelle alors qu’il devrait être en CP cette année. Je n’ai pas un esprit académique mais je fais de mon mieux pour aider mon fils. »

Yasinta savait que ce serait difficile, mais pas à ce point. Elle manifeste sa gratitude aux enseignant.e.s pour donner l’impression que cela est simple. « C’est très difficile d’être enseignant.e, on leur apprend la patience. En tant que parent, je pense toujours que je ne fais pas les choses bien. Je dois à nouveau apprendre à être patiente avec mon propre fils. Je sais que la maternelle est épuisante. »

Plan International a soutenu Yasinta en lui fournissant des manuels pour l’aider à orienter ses cours. Elle en appelle également à ses souvenirs d’élève. Pour elle, certaines choses sont plus faciles que d’autres, même si les tâches qu’elle pensait simples – comme apprendre à lire à son fils – ont été les plus difficiles. 

Yasinta se dit choquée par le retard que son enfant a accumulé, autant dans la capacité à lire des phrases en entier que dans celle d’épeler et d’écrire son nom. « Ce sont des choses que je me rappelle avoir apprises à l’école. La maternelle servait à connaître les lettres, les chiffres et les couleurs ». 

Lutte contre le décrochage scolaire : Plan International pallie le manque d’équipement des familles

Heureusement, Yasinta n’a pas peur de demander de l’aide. Elle se tourne régulièrement vers les autres mères de son village – dont beaucoup partagent son sentiment d’impuissance – et les membres de Plan International pour obtenir de l’aide. « Le personnel de Plan International, les autres mères et les membres de ma famille m’aident tou.te.s à leur manière, car, à la fin de la journée, les femmes dans mon cas ont aussi besoin de quelqu’un à qui parler ».

L’un des défis auxquels j’ai dû faire face était mon absence de formation académique et le manque de manuels pour encadrer mon fils.

L’un des meilleurs conseils reçus a été d’instaurer une routine pour son fils. Elle a donc créé un programme quotidien avec une heure fixe de réveil, la toilette, le petit déjeuner, l’apprentissage de l’alphabet, des chiffres, des couleurs, et des jeux dynamiques le matin.

« Les longues heures passées à lui donner des cours sont un vrai défi. La plupart du temps je dois écourter nos séances pour avoir le temps d’effectuer les tâches quotidiennes. Parfois, j’ai l’impression d’avoir le pire des deux mondes. Je suis occupée à faire le ménage et à prendre soin de ma famille, mais je suis également en charge de l’éducation de mon fils qui n’est pas encore à l’école primaire », explique-t-elle. 

Pour Yasinta, toutes les mères devraient se tendre la main et se soutenir car elles sont les seules à comprendre l’épreuve qu’elles traversent. « Certaines mères disent qu’elles se sentent à bout, mais ce n’est pas une situation dont je peux me détacher. Si j’arrête, je laisse tomber mon fils ». 
En réponse au défi que parents et enfants doivent relever pour encadrer l’enseignement à domicile pendant la pandémie, Plan International fournit des kits scolaires pour les enfants parrainé.e.s de 5 à 17 ans avec des manuels, des carnets à dessin, du papier, des pastels gras, des crayons, de la pâte à modeler, des livres, une gomme, un taille-crayon et une colle

Le kit comprend également des instructions pour lutter contre la propagation du virus, des messages sur l’importance de l’éducation des enfants et des conseils pour se préparer aux catastrophes, afin de renforcer les relations entre les enfants et les communautés pendant la pandémie et d’accroître les capacités de résistance et d’adaptabilité des plus jeunes. 

Les kits scolaires ont été spécialement conçus pour être utilisés comme outils d’apprentissage alternatifs pour ceux qui n’ont pas accès à internet. En aidant les enfants à poursuivre leur scolarité en dehors du cadre habituel, nous espérons qu’ils seront prêt.e.s à retourner à l’école lorsqu’elle rouvrira et que cela réduira le nombre de jeunes qui abandonnent leurs études.

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