.col
.col
.col
.col
.col
.col
.col
.col
.col
.col
.col
.col

Au Mozambique, à l’aide de bateaux à moteur, Plan International a pu secourir, au cours des quatre derniers jours, plus de 800 personnes prises au piège par les inondations et réfugiées sur les toits d’immeubles et les arbres. Parmi elles se trouvent de nombreux enfants seuls et des femmes enceintes.

800 personnes sauvées des inondations 

Forte de sa présence depuis plus de 10 ans, Plan International a pu intervenir dès le début de la catastrophe et mener les premières actions de recherche et de sauvetage des personnes bloquées dans les zones inondées de la région durement touchée de Buzi dans la province de Sofala au Mozambique. 

Plan International s’est engagé à répondre à cette urgence et nous travaillons 24h / 24, 7j / 7 pour aider les enfants et leurs familles.

À l’aide de bateaux à moteur, Plan International a pu secourir, au cours des quatre derniers jours, plus de 800 personnes réfugiées sur les toits d’immeubles et les arbres. Les personnes sauvées ont été placées en sécurité dans des abris gérés par le gouvernement où elles ont pu avoir accès à de l’eau, de la nourriture et aux premiers soins médicaux.

Une situation désastreuse et des milliers de personnes gravement blessées 

Selon Anne Hoff, la directrice de Plan International au Mozambique : « la province de Sofala a été extrêmement touchée par le cyclone et la situation est désastreuse avec des milliers de personnes gravement blessées. Dans la région de Búzi, les habitants ont toujours besoin d’être secourus à cause des inondations. »

Manito Mavilingue, l’un des membres de l’équipe de Plan International au Mozambique à bord des bateaux nous raconte les opérations de sauvetage. 

« Les gens bloqués sur le toit de leurs maisons étaient vraiment désespérés, il y a beaucoup d’enfants seuls et aussi quelques femmes enceintes. Certains d’entre eux sont traumatisés car ils ont vu des membres de leur famille tomber des arbres et des immeubles, être balayés par les crues. Beaucoup sont traumatisés. Pour les personnes qui sont toujours bloquées, l’une des principales difficultés est la faim et le manque d’eau potable. Nous sommes également préoccupés par le risque de contamination par l’eau des maladies telles que le choléra et le typhus. »

Près de 2 millions de personnes touchées 

Selon l’ONU, le cyclone Idai a touché près de deux millions de personnes. Un cyclone particulièrement meurtrier car selon le dernier bilan, on recense plus de 1 000 personnes mortes, ainsi que des centaines de personnes disparues entre le Mozambique, le Malawi et le Zimbabwe. 

Le Mozambique est le pays le plus gravement touché par le cyclone. 1,85 millions de personnes sont atteintes. Au moins 602 personnes ont perdu la vie et 1 642 personnes sont blessées selon le président Filipe Nyusi. Environ 260 000 enfants ont été touchés par le cyclone, selon l’Unicef. Et depuis le bilan ne cesse de s’alourdir. Selon les autorités mozambicaines, il pourrait considérablement s’aggraver, jusqu’à atteindre les 1 000 morts.  140 784 personnes on été déplacés.  3 202 écoles et près de 91 000 maisons ont été détruites, endommagées ou inondées. De nouvelles pluies torrentielles sont prévues, dans les provinces de Sofala et de Manica, déjà durement touchées par le cyclone. Il y a un risque d’inondations supplémentaires dans les prochains jours, ce qui pourrait entraîner de nouvelles destructions et de nouvelles pertes humaines. Les épidémies de maladies infectieuses sont en forte augmentation. Selon le ministère de la Santé, 4 072 cas de choléra et 2 500 cas de diarrhée aqueuse aiguë ont été confirmés. Environ 270 000 hectares de récoltes ont été détruites.

Le cyclone a d’abord frappé jeudi dernier les côtes de la ville de Beira au Mozambique puis a lentement migré vers l’intérieur des terres au cours du week-end, semant ainsi la destruction dans le région centrale du Mozambique. 

Les nombreuses inondations et rafales de vent pouvant atteindre jusqu’à 170 km/h ont contraint des milliers de personnes à abandonner leur domicile. 
Nos secouristes redoublent d’efforts pour sauver le maximum de personnes, certaines toujours réfugiées sur des arbres et des toits. 

Que fait Plan International ? 

Plan International, en étroite collaboration avec les gouvernements nationaux, les partenaires locaux et d’autres organisations humanitaires, donne la priorité aux besoins des familles touchées afin de garantir l’accès à la nourriture, à un abri, à l’eau potable et à l’assainissement.

Outre ses opérations de recherche et de sauvetage, Plan International soutient les victimes du cyclone par :

Selon Mme Hoff, « plus d’un million d’enfants ont besoin de soins urgents, d’assistance humanitaire, de nourriture, d’eau potable, de médicaments, d’éducation et de protection. »
Les inégalités de genre et les discriminations préexistantes font que les filles, les adolescentes et les enfants handicapés sont parmi les plus vulnérables. 

« Ils ont des besoins de protection spécifiques lors des situations d’urgence comme celle-ci. Nous devons nous assurer que notre réponse collective au cyclone leur parvienne », poursuit Mme Hoff. 

Suivez-nous

Sur instagram