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Malnutrition, esclavage, mariage forcé… constituent autant de fléaux qui privent les enfants de leurs droits. Mais, que sont exactement les droits des enfants et comment les faire respecter ?
Découvrez la manière dont l’ONG Plan International se bat au quotidien à l’occasion des 30 ans de la Convention internationale des droits de l’enfant, le 20 novembre.

Une convention qui protège les enfants depuis 30 ans

Faire respecter les droits de l'enfant

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté en 1989 la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE). Elle a été ratifiée par 196 Etats dont la France. 

Cette convention fédère ses signataires autour d’une même volonté de reconnaissance de droits fondamentaux spécifiques aux enfants
Pour la première fois, le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant est consacré, ce même enfant qui n’est désormais plus un objet juridique mais un sujet juridique. 

Elle s’articule autour de 4 principes qui sont :

En signant cette convention, la communauté internationale s’engage à : reconnaître, mettre en œuvre et faire respecter les droits fondamentaux des enfants par tous les moyens en leur pouvoir.

Toutefois, malgré que cette année la Convention internationale des droits de l’enfant fête ses 30 ans, les droits des enfants restent bafoués à travers le monde.

Des droits non respectés

Droits des filles - droits de l'enfant

Filles et garçons demeurent victimes des pires formes d’abus et de violences qui entraînent de lourdes conséquences sur leur avenir :

Travail et exploitation des enfants : 160 millions d’enfants étaient astreint·e·s au travail des enfants dans le monde au début de 2020, soit près d’1 enfant sur 10 (contre 152 millions en 2017). Ces enfants ne sont pas scolarisés et leurs conditions de travail restent difficiles physiquement et psychologiquement (violences physiques et sexuelles, épuisement, blessures). Elles et ils demeurent privé·e·s de leur liberté de choisir leur avenir. 

Mariage forcé : chaque année, plus de 12 millions de filles sont mariées de force. Privées de leur droit à l’enfance et à l’éducation, elles n’ont pas de perspectives d’avenir et sont maintenues dans des conditions de pauvreté et d’impuissance, de génération en génération. 

Déscolarisation : 258 millions d’enfants, d’adolescent·e·s et de jeunes ne sont toujours pas scolarisé·e·s, soit 1 enfant sur 5 dans le monde. La pauvreté, la difficulté d’accès aux écoles, les violences en milieu scolaire, les discriminations et les conflits constituent les principaux freins qui privent les enfants d’école. Non scolarisé·e·s, les enfants ne pourront pas se développer et briser le cercle de pauvreté auquel ils font face.

Malnutrition et maladies : le manque de nourriture, d’eau potable, de soins et de mauvaises conditions d’hygiène peuvent entraîner d’importants problèmes de santé chez l’enfant. À l’échelle mondiale, plus de 75 millions d’enfants de moins de 5 ans souffrent d’un retard de croissance.
Ces enfants auront moins de force pour lutter contre les maladies et risquent de mourir.

La pauvreté, les violences physique et sexuelle, la traite sont encore d’autres maux qui traumatisent les enfants et les empêchent de grandir et de devenir des adultes libres et autonomes

Les actions de Plan International pour défendre les droits des enfants 

Droits de l'enfant - stop violence

« Mes parents voulaient me marier mais je n’étais pas prête à me marier si jeune. Je connaissais les dangers du mariage d’enfants grâce au club de Plan International que je fréquente à l’école. J’ai pu faire annuler mon mariage », explique Tejitu, membre d’un club pour enfants de Plan International en Ethiopie.

« Je n’étais pas prête à me marier si jeune. »

La Convention internationale des droits de l’enfant constitue le cadre principal de notre intervention.
Notre rôle est de faire en sorte que ces droits soient respectés et entendus. Tels que : 

Le droit à la non-discrimination (article 2) : nous militons quotidiennement pour que filles et garçons soient égaux en droits. Nous luttons pour l’inclusion des enfants en situation de handicap et pour que tous les enfants aient les mêmes chances dans la vie quels que soient leurs religions ou leur pays d’origine.

Le droit d’exercer ses droits (article 4) : nous menons des actions de sensibilisation pour que les enfants connaissent leurs droits et apprennent à les faire respecter.

Le droit à la vie et au développement (article 6) : nous développons des programmes de santé dans les communautés pour aider les enfants et leurs familles à bénéficier d’une alimentation saine et à lutter contre les maladies, les épidémies et l’insalubrité.

Le droit à un nom et à une nationalité (article 7) : nous mettons en place des programmes d’enregistrement des naissances pour que chaque enfant ait une existence légale et puisse faire respecter ses droits.

Le droit d’être protégé contre les mauvais traitements (article 19) : nous luttons pour mettre fin à toutes les formes d’exploitation dont restent victimes les enfants (travail forcé, esclavage domestique, traite, prostitution).

Les droits de l’enfant réfugié (article 22) : nous veillons à ce que les droits des enfants demeurent toujours respectés, particulièrement en situation d’urgence où les enfants, surtout les filles, sont le plus vulnérable.

Le droit à l’éducation (article 28) : nous sensibilisons les communautés à l’importance de l’éducation, nous construisons des écoles et formons les professeur·e·s, nous distribuons des fournitures scolaires et mettons en place des programmes de formation professionnelle. Parce que l’éducation est la clé pour le développement d’une communauté et d’un pays. 

Nous plaidons pour aller plus loin dans l’égalité fille-garçon et demandons ce que les filles soient mieux prises en compte :  

« Les filles ne sont pas assez visibles dans le droit international, notamment dans la CIDE et dans la CEDEF, qui utilisent un langage neutre en se référant aux enfants dans un cas ou aux femmes dans l’autre.

Plan International souhaite une meilleure prise en compte des filles à travers le développement par les comités CEDEF et CIDE d’une Observation générale conjointe qui reconnaisse les droits des filles comme des droits humains » Michelle Perrot, directrice Plaidoyer de Plan International France. 

 

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