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Grâce à Plan International, j’ai échappé au mariage précoce et à l’excision

Beyenech a 16 ans et est lycéenne en Ethiopie. Il y a deux ans, son père l’a promise à un homme plus âgé et elle devait se faire exciser. Plan International, présent dans sa région, l’a aidée à convaincre son père de tout annuler et de continuer ses études.

« J’adore apprendre de nouvelles choses et aller à l’école. Mais mon père ne voulait pas dépenser son argent dans mon éducation. Il pensait que ce n’était pas un bon investissement. Nous étions pauvres,  nous vivions dans un taudis et parfois nous n’avions rien à manger. Durant la saison des pluies, notre maison était souvent inondée et nous devions aller chez ma grand-mère.

Mon père était souvent ivre et frappait ma mère. Mes sœurs et moi avions peur quand il rentrait saoul. C’était dur pour moi de me concentrer pour faire mes devoirs. À l’âge de 14 ans, mon père m’a dit qu’il était temps pour moi d’être mariée et d’avoir ma propre famille. Il avait déjà choisi un mari pour moi, un homme plus âgé. Ce qui voulait aussi dire que j’allais devoir me faire exciser.

Je n’avais jamais imaginé avoir comme mari un vieil homme. Je savais que devenir mère à cet âge pouvait engendrer des problèmes de santé aussi bien pour le nourrisson que pour moi. Beaucoup de filles autour de moi sont décédées à cause de complications lors de l’accouchement. Je savais aussi que me marier signifiait arrêter  mes études et dépendre financièrement de mon mari toute ma vie.

Le long d’une route, j’ai vu un panneau Plan International qui disait que l’éducation des filles était primordiale. J’ai donc tenté ma dernière chance en leur écrivant.

Et j’ai bien fait ! Des membres de Plan International sont venus chez moi et ont eu une grande conversation avec mon père. Ils ont réussi à lui faire annuler le mariage et la procédure d’excision. Mes parents ont reçu de l’argent pour acheter des animaux et rénover notre maison. Mes sœurs et moi avons eu des uniformes et des fournitures scolaires pour pouvoir continuer à aller à l’école. Aujourd’hui nous vivons dans une autre ville pour pouvoir aller à l’école plus facilement.

« A 14 ans, mon père voulait me marier, j’allais devoir me faire exciser. »

Si je n’avais pas écrit de lettre, je serai mariée et mère. Mes rêves m’auraient échappés. Aujourd’hui, je suis première de ma classe, et je souhaite devenir médecin ou membre du parlement, car je veux aider les personnes qui ont des problèmes. J’ai été aidée et je veux aider aussi. Je ne veux pas me marier avant d’avoir atteint mes objectifs. Quand une fille peut aller à l’école, elle peut décider de sa propre vie, prendre soin de ses enfants et aider les autres. Eduquer les filles revient à éduquer une nation, j’en suis persuadée. »

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