Grâce à Plan International, j’ai pu continuer mes études pour réaliser mon rêve

En Équateur, les inégalités restent très fortes et certaines familles n’ont pas les moyens d’envoyer leurs filles à l’école. En attribuant des bourses dans le cadre de son programme de scolarisation des filles, l’ONG Plan International permet aux filles les plus pauvres d’aller à l’école plutôt que travailler et de pouvoir s’émanciper et sortir de la pauvreté. Érika, 18 ans, a bénéficié de cette bourse : aujourd’hui elle postule dans les meilleures universités et s’engage pour l’éducation des filles au sein de sa communauté. 

FAUTE DE MOYENS, LES FAMILLES NE PEUVENT PAS ENVOYER LEURS FILLES À L’ÉCOLE

Chaque matin, Érika s’installe à l’arrière d’une petite camionnette qui l’emmène jusqu’à l’école en cahotant. « Le bus scolaire ne vient pas jusqu’à chez moi car les routes ne sont pas pavées. Dès qu’il pleut, elles sont recouvertes de boue et aucun véhicule ne peut passer », explique la jeune fille.
Les jours où elle n’a pas en poche les 50 centimes pour payer le conducteur, Érika doit marcher plus d’une heure, son sac rempli de livres sur le dos, pour se rendre en cours. « Ça ne me démotive pas, j’ai pris l’habitude de marcher aussi longtemps et je suis devenue très sportive. Je ne ralentis que quand je n’ai pas pu avoir beaucoup à manger. »

Érika doit souvent rester éveillée tard dans la nuit pour finir ses devoirs. Elle doit parfois se réveiller à 5 h du matin pour aider sa mère à préparer le petit déjeuner de la famille ou pour s’occuper des animaux. « Nous n’avons pas d’ordinateur à la maison. On nous demande beaucoup de devoirs, la plupart font plus de 10 pages et je dois tout écrire à la main. »

La jeune femme de 18 ans, d’origine indigène, a cependant surmonté tous ces obstacles pour devenir une des meilleures élèves de son école. Elle vient de finir le lycée et veut maintenant devenir cardiologue ou neurochirurgienne. Pour cela, elle a candidaté dans les meilleures universités de son pays mais aussi aux États-Unis et au Royaume-Uni qui réservent des places aux étudiants méritants venus de pays défavorisés.

La situation d’Érika aurait pu être bien différente. À seulement 12 ans, elle avait décidé d’arrêter l’école pour pouvoir aider ses parents dans les champs ou travailler comme aide-ménagère. Sa famille vit dans une très grande pauvreté et l’argent a toujours manqué. Plus d’une fois, les filles ont dû choisir entre pouvoir manger ou aller à l’école. 

PLAN INTERNATIONAL OFFRE AUX FILLES LA POSSIBILITÉ DE CONTINUER LEURS ÉTUDES

Heureusement, Monica, une travailleuse sociale de Plan International chargée d’accompagner leur communauté, a pu se rendre compte de cette situation et aider Érika a postuler pour une bourse scolaire. « Sans cette bourse que m’a fournie Plan International, ça aurait été impossible pour moi de continuer mes études. J’étais arrivée à la limite. », explique la jeune fille. « Monica est venue chez moi, elle a dit à mes parents qu’elle voulait nous aider. »

Après avoir constaté les excellents résultats scolaires d’Érika, l’ONG a pu lui accorder une des 3 000 bourses réservées aux filles en Équateur. Avec ce soutien financier, la famille a enfin pu payer les fournitures scolaires, l’uniforme et le transport. 

« Sans cette bourse, ça aurait été impossible pour moi de continuer mes études. »

Contrairement à la majorité des familles de la communauté, les parents d’Érika l’ont toujours encouragée à persévérer dans ses études.

« Comme nous sommes 4 filles, on demande tout le temps à mon père pourquoi il veut investir dans notre éducation. Ils disent toujours que nous devrions plutôt nous marier et apprendre à devenir de bonnes épouses. », dit-elle. « Heureusement mes parents ont toujours été sûrs qu’en faisant des études nous irions plus loin dans la vie et que nous pourrions échapper à la pauvreté. »

Les sœurs d’Érika aussi ont pu poursuivre leurs études. Elles sont maintenant à l’université mais elles ont toutes rencontrées des difficultés similaires. « Ce n’est pas facile, elles doivent vivre dans une toute petite chambre, certains jours elles n’ont même pas assez d’argent pour manger après avoir payé le transport et le loyer », confie Erika.

ÉRIKA S’ENGAGE POUR DÉFENDRE L’ÉDUCATION DES FILLES

En plus d’être une excellente élève, Érika est devenue leadeuse dans sa communauté. Déterminée, elle se met au service de sa communauté et a rejoint les projets de Plan International : deux projets de sensibilisation contre les grossesses précoces et un cours d’initiation à l’entreprenariat.

« Nous devons être conscients des autres et pas seulement de nous-mêmes. » 

« Nous devons être conscients des autres et pas seulement de nous-mêmes, parce qu’avec un groupe uni, on peut trouver les bonnes solutions pour tous et toutes », s’exclame-t-elle avec conviction.

Son expérience en tant que leadeuse l’a amenée à devenir membre du Conseil consultatif des jeunes de Plan International en Équateur. « C’est un honneur pour moi, ça me permet de rendre un peu de tout ce qu’elle m’a donné à cette organisation. Avec ma compréhension de la réalité de ce que vivent les jeunes filles et garçons en Équateur, je peux faire ma part pour changer leur vie. »

La jeune femme se montre optimiste sur les réponses à ses candidatures auprès des universités. Elle sourit, convaincue que le futur sera bientôt plus enviable pour elle. Avec détermination, elle conclut : « Je vais le faire ! ». 

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