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À tout juste 18 ans, Marcelina, au Timor Leste n’hésite pas à faire entendre sa voix et à inciter les filles de sa communauté à faire de même. Pour elle, les femmes et les filles doivent s’exprimer pour être impliquées par la société dans les décisions qui les concernent. Notamment, pour être protégées contre les violences , trop présentes dans le pays.

Les femmes doivent donner l’exemple

« Certaines de mes amies veulent participer aux conseils d’étudiant·e·s. Nous devons promouvoir les possibilités offertes aux femmes et les encourager à utiliser leurs capacités », explique Marcelina. 

Plan International au Timor-Leste agit, avec le projet l’Alliance des filles, pour informer les filles et les garçons de leurs droits et pour leur donner la confiance nécessaire afin qu’ils et elles s’expriment. Ainsi, les jeunes, comme Marcelina, pourront faire changer les choses.

Pousser les femmes à s’impliquer dans le changement

L’Alliance des filles aide 250 filles et 100 garçons à mener des campagnes de sensibilisation. Les jeunes prennent ensemble des mesures pour remédier aux problèmes auxquels les filles sont confrontées.

Aider les filles et les femmes à devenir des leaders compétentes, engagées politiquement et inspirantes est une étape importante dans la réduction de la violence domestique au Timor-Leste.

Ces violences sont trop présentes au Timor Leste, agir contre elles, c’est militer pour inscrire à l’ordre du jour politique les problèmes qui concernent les femmes et les enfants.

« En impliquant les filles dans les réunions, on leur permet de prendre, elles aussi, des décisions. Dans les communautés avec lesquelles nous travaillons, ce sont les hommes qui gèrent les aspects techniques, mais maintenant les femmes le font aussi », déclare Marcelina.

La jeune fille constate que les femmes commencent à assumer les rôles habituellement réservés aux hommes, tels que l’agriculture et la pêche. Ces activités représentent le moyen de subsistance de 80 % de la population locale.

Se faire confiance et se soutenir mutuellement

Il est important que le changement commence à la maison : « Celle qui me soutient le plus, c’est ma mère. Mon père, lui, est plus réservé car il pense que les enfants ne devraient participer qu’à des activités rémunérées », confie Marcelina.

Mais Marcelina voit que son travail porte ses fruits. Elle reste plus que jamais déterminée à soutenir sa communauté.

« Dans certaines communautés qui ne participent pas à nos activités, les habitants ne comprennent pas l’intérêt de se soutenir mutuellement, ils pensent que c’est à chacun·e de résoudre ses problèmes individuellement. 

Je veux nous voir vivre en paix et travailler ensemble. Au sein de ma communauté, nous pouvons nous faire confiance, nous écouter et nous soutenir mutuellement », explique Marcelina. « Nous devons impliquer les femmes dans la politique et les aider à obtenir un travail sûr. »

Marcelina est optimiste quant à son avenir. Après avoir terminé ses études, elle veut devenir cheffe de sa communauté.

« Je veux vraiment continuer à m’occuper de la communauté pour que les femmes et les filles puissent avancer et avoir une vie saine et heureuse », conclut-elle.

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