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Après presque deux ans de fermeture, les écoles ont enfin rouvert en Ouganda. Cependant, ces premières semaines ont montré un faible taux de fréquentation en raison des multiples conséquences de la pandémie de COVID-19.

Une trop longue attente

Le 10 janvier 2022 marque la fin de la fermeture des écoles en Ouganda liée à la pandémie de COVID-19. La réouverture des classes dans tout le pays est un enjeu crucial pour garantir une éducation de qualité à tous les enfants.

L’enseignant Matthew Amanzuru sourit en préparant les cours de la journée. « La plupart des élèves sont excités de revenir après deux ans de fermeture », se réjouit-il. « Ils sont tellement prêts à apprendre dans la salle de classe, je suis très enthousiaste ! »

Jane, 18 ans, est déléguée de sa classe et est déjà prête à rattraper le retard perdu pendant ces deux années.  « J’aime tellement l’école ! Mon ambition est de devenir Première ministre de mon pays et pour y arriver je dois beaucoup étudier », dit-elle. 

Une rentrée en demi-teinte

Si les écoles ont rouvert, tout n’est pas revenu à la normale. Le faible taux de fréquentation reste très préoccupant.

De nombreux enfants ont perdu leur confiance, leur conviction et la concentration nécessaire à l’apprentissage après deux ans passés à la maison. « Ils ont deux ans de retard sur le programme actuel », déclare Amanzuru. « Je demanderai aux élèves le temps et les ressources nécessaires pour couvrir ces deux années perdues. Il est difficile pour eux de rattraper ce retard. »

Ma camarade de classe n’est pas revenue à l’école parce qu’elle s’est mariée.

Les filles ont été particulièrement affectées par la situation. Déscolarisées, elles se sont retrouvées davantage exposées aux risques d’exploitation, de violences sexistes et sexuelles, de mariages forcés et de grossesses précoces.    

Moreen, 19 ans, a trouvé le confinement difficile car les tâches domestiques à la maison étaient prioritaires par rapport à ses études. « Pendant le confinement, c’était difficile, car j’étais tellement occupée par les corvées ménagères que je n’avais pas le temps de réviser alors que j’ai pour projet de devenir avocate. »

Matthew Amanzuru raconte que le confinement a eu de graves conséquences. « Certains élèves se sont même suicidés en raison des pressions exercées à la maison, et ils ont perdu tout espoir pour l’école », alarme-t-il.

Encourager l’apprentissage des enfants en temps de COVID-19

« Nous devons utiliser de bonnes méthodes d’enseignement. Nous devons écouter les élèves et les impliquer dans le leadership. Les professeur·e·s doivent s’engager, respecter l’emploi du temps et enseigner de manière cohérente », explique Matthew.

Plan International a soutenu les écoles et les enseignant·e·s tout au long de la fermeture. En ouvrant en parallèle des centres d’apprentissage communautaires, cela a permis aux élèves qui ne vont plus à l’école de rattraper leur retard. 

En collaboration avec le ministère de l’Éducation du pays, Plan International a également élaboré des supports d’apprentissage à domicile et a aidé plus spécifiquement les filles à renforcer leur confiance en elles et leur connaissance de leurs droits.

Aujourd’hui, Plan International fait campagne pour encourager tous les élèves à retourner en classe, y compris ceux qui sont devenus parents. « Il y a 8 enfants-mères dans l’école ici qui allaitent et étudient », dit Amanzuru. « On s’occupe d’elles. Nous leur donnons la possibilité d’apprendre. »

 

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