Nak n’est pas né handicapé, il est tombé gravement malade à l’âge de 7 ans. Rapidement, il a perdu l’usage de ses jambes et a dû abandonner l’école. Désespéré, il se trainait avec ses bras jusqu’à l’école pour regarder ses amis jouer et étudier.
Aujourd’hui, à 14 ans, il se déplace en fauteuil roulant et a pu reprendre ses études grâce au soutien de sa communauté et de Plan International.
Impossible d’aller à l’école
Lorsqu’il est tombé malade, les parents de Nak ont bien cherché à le soigner mais en privilégiant les pratiques traditionnelles. En effet, Nak appartient à la communauté animiste Khmu qui pratique le culte des ancêtres et croient aux esprits. Lorsque leurs enfants tombent malades, au lieu de les emmener au centre de santé, ils utilisent des plantes médicinales traditionnelles ou font appel aux esprits, ce qui peut avoir des conséquences terribles sur la santé de l’enfant, comme ce fut le cas pour Nak.
Bien que privé de l’usage de ses jambes, Nak voulait continuer à aller à l’école, mais il ne le pouvait pas. Parfois, il rampait en s’appuyant sur ses bras pour se traîner de sa maison jusqu’à l’école, juste pour regarder ses amis étudier et jouer. Sa famille ne pensait pas qu’il pourrait un jour retourner à l’école, vu son état de santé, l’absence de moyen de transport et le mauvais état des routes.
L’intervention de Plan International
Lorsque l’équipe de Plan International a entendu parler de Nak, elle a tout de suite cherché à comprendre comment elle pourrait lui venir en aide.
Depuis 2014, Plan International travaille dans 41 communautés de la région de Houn, dans le sud du Laos, pour faciliter l’accès des enfants à l’éducation et aux services de santé publique. Nous collaborons avec le Bureau de l’éducation de la région, les chefs de villages et les enseignants pour identifier les besoins des enfants et des écoles locales.
Il fallait avant tout que Nak soit examiné par un médecin ; son père et lui ont été invités à se rendre dans un centre de physiothérapie où il a été établi que Nak était atteint de la polio.
« On m’a demandé à plusieurs reprises de rencontrer Plan International, le Bureau de l’éducation, des chefs de village et des enseignants pour discuter du cas de mon fils. Au début, j’ai refusé car je ne voulais pas entendre parler de ses problèmes. Mais après avoir appris que Nak pourrait retourner à l’école si j’acceptais qu’il voit un médecin, j’ai changé d’avis et je me suis mis à espérer ! », explique Nid, le père de Nak.
La rééducation porte ses fruits
« C’est tellement mieux d’être à l’école. »
Nak a passé deux semaines au centre de physiothérapie. Sa santé a été évaluée par un spécialiste et un plan de réadaptation a été élaboré par un ergothérapeute. Les parents ont appris quel rôle ils pouvaient jouer pour améliorer la qualité de vie de leur enfant.
Un kinésithérapeute s’est également rendu chez eux pour leur expliquer comment faire des exercices de rééducation à la maison. Ils ont aussi rencontré les enseignants et le comité d’éducation du village pour discuter de la manière dont les enfants handicapés pourraient avoir accès à l’éducation.
« Ça a été très difficile pour Nak de reprendre sa scolarité. », a déclaré Mme Souliphon, l’institutrice de Nak. « Rien n’était prévu pour les enfants handicapés dans notre école. Aujourd’hui, nous sommes très heureux de pouvoir l’accueillir à nouveau. À plus long terme, il nous faudra l’aider à améliorer sa capacité à se prendre en charge dans la vie quotidienne. »
Nak va à l’école avec le fauteuil roulant, que lui a fourni l’Association de secours et d’assistance (AAR) que Plan International a sollicitée. Son père l’emmène à l’école, ou ses amis passent le chercher.
Mieux dans sa tête et dans son corps
Nak aime apprendre et participer aux activités mises en place par Plan International, telles que le camp de lecture et les sessions de formation à l’hygiène. Mais par-dessus tout, il aime jouer avec ses amis.
Il a acquis plus d’autonomie et de confiance en lui. « C’est tellement mieux d’être à l’école, d’apprendre, de jouer et de s’amuser avec mes amis que de rester seul à la maison. », déclare Nak avec un grand sourire. « Bientôt, je pourrai y aller sans l’aide de personne car, chaque jour, je fais des exercices de renforcement musculaire ! »
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