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Anxiété, troubles psychiques, crainte de ne plus pouvoir retourner à l’école : les filles sont les plus touchées par la Covid-19. Dans une nouvelle étude mondiale inédite, l’ONG Plan International révèle que 9 filles sur 10 souffrent d’anxiété et que 6 sur 10 s’inquiètent de ne pas pouvoir poursuivre normalement leur scolarité.

C’est le paradoxe : bien que les filles, et plus généralement les enfants, semblent moins touché.e.s que les adultes par le virus de la COVID-19, elles constituent le groupe le plus affecté par les multiples conséquences de la pandémie. 
Tel est le constat de la dernière enquête mondiale de l’ONG Plan International Des vies qui s’arrêtent : L’impact de la Covid-19 sur les filles et les jeunes femmes. Plus de 7 000 filles, originaires de 14 pays différents (Brésil, États-Unis, France, Ghana, Inde…), témoignent de leur immense inquiétude face à l’impact brutal de la pandémie sur leur vie. Un constat dramatique qui sera présenté à l’occasion de la 75e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le 23 septembre 2020.

9 filles sur 10 souffrent d’anxiété en raison de la pandémie de Covid-19

La quasi-totalité (95 %) des filles et des jeunes femmes interrogées déclarent que la pandémie a eu un impact négatif sur leur vie. Parmi ces 7 000 filles, 9 sur 10 témoignent souffrir d’anxiété en raison de la pandémie. Les niveaux de stress les plus élevés concernent les filles originaires des pays à « revenu intermédiaire inférieur » (lower-middle income countries) et des pays à revenu faible.

La rupture de l’éducation : l’inquiétude principale des filles

L’ONG Plan International alerte sur les conséquences préoccupantes de la fermeture des écoles pour les filles. Ne pas pouvoir se rendre à l’école où à l’université constitue l’impact le plus négatif de la pandémie pour les filles : 62 % déclarent en souffrir. Après 6 mois d’interruption pédagogique, le décrochage scolaire constitue un risque majeur.

Si certaines ont pu continuer à étudier en restant chez elles, les différentes méthodes d’apprentissage à distance excluent un grand nombre de filles. Seulement la moitié des filles interrogées ont poursuivi leurs études grâce à des ressources en ligne (sites web éducatifs, cours en ligne, vidéos YouTube) et moins d’un tiers ont pu utiliser des applications mobiles. 

Déborah, 18 ans et originaire du Brésil, est directement concernée par le décrochage scolaire : « Je pense abandonner l’école. Certain.e.s de mes ami.e.s m’ont suggéré des sites web pour étudier, mais je n’ai pas l’impression de progresser et je n’ai pas toujours un bon accès à Internet. Je suis très découragée et je ne pense pas être la seule fille à ressentir cela. »

Par ailleurs, les filles s’inquiètent fortement des conséquences de la pandémie sur leurs projets d’avenir : 1 fille sur 5 doit arrêter temporairement ses études à cause de la pandémie et 1 sur 3 craint que la Covid-19 affecte ses futures possibilités d’emploi.

Nous appelons les gouvernements à garantir la continuité des apprentissages pour les filles, ainsi qu’un retour à l’école en toute sécurité !

Une vie quotidienne totalement bouleversée

Au-delà de l’éducation, l’étude inédite de Plan International révèle les défis complexes auxquels les filles sont confrontées dans tous les aspects de leur vie quotidienne : sécurité, bien-être et santé, autonomie économique, accès aux technologies, liberté de mouvement, socialisation.
« Tous ces aspects représentent des éléments essentiels au développement scolaire, social et personnel d’une fille. Il va être très difficile de rattraper le temps perdu ! », alerte Isobel Ferguson, responsable de l’étude au sein de l’ONG.

Les filles soulignent les conséquences négatives du confinement sur leur santé mentale et sur leur sécurité. Les risques encourus lorsqu’elles restent à la maison demeurent élevés :  plus de la moitié (58 %) des filles souffrent de ne pouvoir quitter leur maison régulièrement et se plaignent de ne pas pouvoir fréquenter leurs ami.e.s, notamment à l’école. Elles risquent également de subir davantage de violences sexuelles et domestiques, sans avoir la possibilité de sortir et de demander de l’aide.

Une enquête sous forme de signal d’alarme

Yvan Savy, directeur de l’ONG Plan International en France lance l’alarme : « Les gouvernements doivent reconnaître l’effet dévastateur de la pandémie de Covid-19 sur les enfants et en particulier sur les filles. La fermeture des écoles a un impact catastrophique pour elles. »  

Ensemble, aidons les filles à faire entendre leurs droits !

 

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