Anthony vit en Sierra Leone, il a été abandonné dans la rue à l’âge de deux mois. Sa mère, qui avait 16 ans à l’époque, est décédée pendant l’accouchement et il n’y avait personne d’autre pour s’occuper de lui. Aujourd’hui, Anthony milite pour protéger d’autres filles de la violence sexuelle et des grossesses précoces.
En Sierra Leone, de plus en plus de garçons se joignent au combat pour les droits des filles et des jeunes femmes.
Anthony, 23 ans, est membre d’un groupe de jeunes activistes dans sa ville natale de Freetown. Il utilise ses connaissances et son expérience pour influencer les garçons et les hommes de sa communauté afin qu’ils traitent les femmes et les filles avec respect.
Abandonné à 2 mois
La motivation d’Anthony réside dans son histoire personnelle : « Je suis le fruit d’une grossesse précoce. Ma mère est morte quand je suis née et elle n’avait que 16 ans. J’ai grandi sans ma mère, je ne voulais pas que d’autres subissent ce que j’avais vécu. »
À peine âgé de deux mois, Anthony est abandonné dans la rue avec juste un papier avec son nom écrit dessus. Ce devait être un acte de désespoir pour la personne qui l’avait pris en charge pendant les premières semaines de sa vie. Une tante, une grand-mère, personne ne le sait.
Une femme l’a trouvé et l’a élevé comme son propre fils : « Elle m’a emmené à l’église et a dit qu’elle avait trouvé un fils », raconte Anthony.
Grandir dans un bidonville
Il y avait toujours de la violence
Anthony n’a pas eu une enfance facile dans le bidonville où il a grandi.
« Pour survivre, nous devions vendre des objets dans la rue, il y avait toujours de la violence. Nous n’avions jamais assez de nourriture et nos vêtements étaient toujours sales. C’est un miracle si j’ai fini mes études », ajoute Anthony, en apprentissage pour devenir électricien.
C’est un des cinq garçons de son groupe de jeunes activistes, il y a aussi 20 filles. Ils et elles essaient de provoquer un changement au niveau communautaire.
Le travail des jeunes consiste principalement à parler à la population dans la rue ou à mener des campagnes de porte-à-porte, où ils et elles rendent visite aux habitants pour faire passer leur message. « Nous expliquons aux gens que le dos d’une fille n’est pas destiné à porter un bébé, mais à porter un cartable d’école », explique-t-il, soulignant que les femmes en Sierra Leone portent généralement leurs bébés dans leurs dos.
Terminer l’école d’abord
Nous leur conseillons de finir l’école avant de penser à avoir des enfants.
Les actions d’Anthony ne visent pas que les garçons et leurs parents, il cible également les filles : « Certaines jeunes filles pensent qu’avoir un enfant leur donnera une orientation dans la vie. Mais elles ne réalisent pas qu’elles sont encore trop jeunes pour devenir mères. Je leur dis que le corps d’une adolescente ne peut pas faire naitre un enfant. Elles ne pourront pas s’en occuper convenablement car elles sont elles-mêmes encore des enfants. Nous leur conseillons de finir l’école avant de penser à avoir des enfants. »
Anthony prend des risques importants dans son combat. « Je me suis déjà battu », admet-il. « C’est généralement avec des gens qui ne comprennent pas pourquoi je suis impliqué dans un groupe de plaidoyer pour les droits des filles. Pour eux, cela ne concerne pas les garçons. Mais ma réponse est : en tant que garçon, vous avez la responsabilité de protéger les filles ! »
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Il y a 3 heures
❌Les idées reçues et les mythes sur les règles sont courants et conduisent à la stigmatisation des personnes menstruées. ➡️L’ONG @PlanFrance lutte pour briser les tabous et les barrières en matière de santé menstruelle. Maintenant, c’est elles qui fixent les règles !🩸 https://t.co/VPXBnC95xN
Il y a 1 jour
💬 « Les médias sont des alliés à soutenir dans le combat pour l’égalité de genre » , @AnissaSaudemont directrice des programmes @Sparknews 🙌 L’ONG @PlanFrance remercie les journalistes impliqué•es à visibiliser la question des droits des filles & des femmes dans le monde ! https://t.co/64HG92qVbV
Il y a 2 jours
💬 »Rater 7 jours de cours par mois a eu des conséquences sur mon éducation. Quand je revenais en classe, je n’arrivais pas à rattraper mon retard. » Hamda, étudiante somalienne de 15 ans, nous parle des difficultés qu’elle rencontrait à l’école pour gérer ses règles.🩸 https://t.co/QV0lx5Gr3E
Il y a 2 jours