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Près de 3 millions de filles au Burkina Faso ont été mariées de force, dont 1 fille sur 5 avant ses 15 ans. Le mariage d’enfants est une cause directe de l’inégalité de genre. Découvrez les militant·e·s du programme CHAM et leurs actions pour contribuer à la réduction de cette pratique.

Pouvoir choisir avec qui et quand se marier

Plan International a lancé le programme CHAM qui a pour devise « Choisir avec qui et quand se marier ». Des jeunes militant·e·s ont été choisi·e·s pour sensibiliser les enfants de leur communauté sur l’égalité filles-garçons, un travail de proximité qui pourrait contribuer à la réduction de la prévalence du mariage d’enfants dans les régions Centre-Est, Centre-Nord et Sud-Ouest du Burkina Faso. 

A travers ce programme, les enfants et les adolescent·e·s sont informé·e·s sur leurs droits en matière de santé sexuelle et reproductive. Ils reçoivent également une formation professionnelle pour leur permettre de devenir indépendant·e·s.

Télesphore Kiawara Serge est le superviseur du programme CHAM dans la région Sud-Ouest. « Ce projet a permis la création d’espaces de dialogue sûrs afin de pouvoir débattre sur certaines thématiques comme le mariage des enfants, mais aussi de planifier des activités de sensibilisation dans les communautés. »

Le groupe est composé de membres âgés entre 15 et 24 ans et respecte la parité filles-garçons.

« Au début, nous voulions un espace réservé essentiellement aux filles mais nous avons réalisé l’importance que revêtait l’implication des garçons sur ces thématiques. »

Ainsi, Plan International collabore avec des jeunes militant·e·s pour sensibiliser les communautés sur l’égalité de genre. Découvrez leur histoire.

Oho Poda, 21 ans

Oho a rejoint le programme CHAM l’année dernière. Avant la fin de ses études, elle a été forcée à travailler dans une mine. « En rejoignant le programme CHAM, je suis devenue militante pour les droits des enfants et maintenant je sensibilise les autres filles et jeunes sur les thématiques du mariage d’enfants et des grossesses précoces », raconte-t-elle.

« Les filles en dessous de 18 ans ne devraient pas être mariées. Le mariage d’enfants est la cause de beaucoup de complications pour les filles. Mon but est de sensibiliser les filles de ma communauté sur cette thématique afin qu’elles comprennent que cette pratique sera un frein pour leur futur. »

Grâce à Plan International, Oho Poda a pu obtenir un contrat d’apprentissage tout en découvrant le monde du travail. « Je sais dorénavant que lorsque j’aurai ma propre entreprise, la vente de mes produits m’aidera sur le long terme à économiser pour pouvoir payer les frais d’éducation de mes enfants. J’espère ainsi être en capacité de les aider à mon tour. »

Adama Zoromé, 21 ans

Adama est membre du programme CHAM. Il a quitté l’école à ses 10 ans. En rejoignant ce projet, il a découvert les conséquences néfastes du mariage d’enfants et les bonnes pratiques pour prévenir les maladies sexuellement transmissibles.

Avant de rejoindre le programme, il était orpailleur. « Au début, j’étais sceptique sur les bénéfices de ce programme. Mais grâce à l’accompagnement de Plan International, j’apprends maintenant le métier de soudeur », explique-t-il, « et j’aimerais ouvrir mon propre atelier pour gagner de l’argent et aider les autres à trouver un emploi ».

« Faire partie de ce groupe a considérablement changé ma vie », s’enthousiasme-t-il. « Je sais qu’il y a un bel avenir qui m’attend dorénavant ». Adama sensibilise dès à présent sa famille et ses ami·e·s sur les conséquences du mariage d’enfants et les bénéfices de la contraception.

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