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Malgré son amputation des mains, elle poursuit ses rêves

A 14 ans, Sabita était une adolescente comme les autres, jusqu’à ce qu’elle perde ses 2 mains dans un accident. Depuis, avec l’aide de sa famille, ses amis et Plan International, elle a retrouvé son optimisme.

Sabita, 16 ans, est assise sur un banc dans son école à Katmandou. Elle mâche pensivement son stylo avant d’écrire dans son cahier. Car elle est capable de tenir un stylo, bien qu’elle n’ait plus de mains.

JE PRÉFÉRAIS MOURIR QUE VIVRE SANS MAIN

En décembre 2015, la mère de Sabita lui a demandé d’aller étendre le linge sur le toit de leur maison. 
Un cordon d’alimentation pendait sur le chemin, alors elle l’a repoussé et elle a reçu une décharge de 11 000 volts ! Tout est devenu noir. Ensuite, la première chose dont elle se souvient lorsqu’elle s’est réveillée dans un lit d’hôpital, ceux sont les yeux rouges de son père pleurant à côté d’elle.

Les médecins lui avaient amputé les 2 mains. Elle était désespérée et a refusé de manger pendant un mois. Elle préférait mourir que de vivre sans main. Elle ne serait jamais médecin comme elle l’avait toujours rêvé.

JE VEUX PROFITER DU MOMENT PRÉSENT

C’était il y a 2 ans et aujourd’hui Sabita est assise sur son lit et bavarde avec sa meilleure amie. Sa mère prépare un repas dans la cuisine qui fait aussi office de pièce à vivre. Les étagères sont bien remplies. C’est petit, mais chaleureux.

Sabita essaie de ne pas penser à l’accident car cela la rend triste. « Je ne m’en suis pas remise, mais je veux profiter du moment présent », dit-elle. « Il ne faut pas que je sois triste, car mes amis aussi seront tristes. »

Comme la plupart des adolescentes, Sabita aime regarder la télévision ou discuter au téléphone avec ses amis. Elle veut faire les mêmes choses qu’eux, comme aller où elle veut quand elle veut. Elle sourit quand elle raconte. Elle sourit tout le temps.

Quand elle est seule, elle est moins confiante. Dans les rues de Katmandou où l’air est lourd, il y a beaucoup de monde et certains ne peuvent s’empêcher de la regarder. 
« Je n’aime pas ça, je n’ai pas envie qu’on s’apitoie sur moi. »

JE VEUX GAGNER ASSEZ D’ARGENT POUR POUVOIR AIDER LES AUTRES

« Je ne veux pas me focaliser sur mon handicap. Je veux être célèbre, mais je serai célèbre pour mon travail, pas pour mon handicap » déclare Sabita.

Sabita espère toujours devenir médecin, mais elle sait qu’il lui faudrait une greffe. Peut-être est-elle exagérément optimiste, mais elle refuse de renoncer.

En attendant, le plus important pour elle est de poursuivre ses études afin de pouvoir trouver un emploi, gagner de l’argent et aider ses parents. Mais pas seulement eux. Elle pense aussi aux handicapé·e·s qui mendient à l’extérieur des temples.

MON ÉCOLE A ÉTÉ RECONSTRUITE PAR PLAN INTERNATIONAL

Plan International travaille avec des enfants handicapé·e·s au Népal pour les aider à défendre leurs droits. Nos projets améliorent l’accessibilité et la qualité de l’éducation, les systèmes de protection de l’enfance et les mesures de prévention des catastrophes pour les enfants handicapés. Nous renforçons également les groupes et les réseaux locaux qui travaillent pour promouvoir les intérêts des groupes marginalisés et vulnérables.

Ainsi, l’école de Sabita ayant subi d’importants dommages lors du tremblement de terre en 2015, Plan International construit une nouvelle école.

« Je veux réussir dans la vie. Ce n’est pas important de devenir célèbre, mais je veux être très riche. Si riche que je pourrai aider les autres. »

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