Un an après le séisme dévastateur qui a frappé le Myanmar le 28 mars 2025, les besoins humanitaires restent considérables. Depuis la catastrophe, Plan International a soutenu plus de 219 000 personnes dans les régions les plus touchées, en apportant une aide d’urgence, un soutien psychosocial et des programmes de protection de l’enfance. Alors que la reconstruction reste lente et fragile, l’ONG poursuit ses efforts pour accompagner les communautés les plus touchées.
Combien de femmes, de filles, d’enfants, d’hommes, de personnes en situation de handicap ont pu recevoir le soutien de Plan International, depuis le début du séisme dévastateur survenu au Myanmar le 28 mars 2025 ? L’ONG Plan International Myanmar a aidé plus de 219 000 personnes, dont une majorité de femmes et de filles (55,3%), parmi lesquelles 755 femmes enceintes, 525 mères allaitantes et 32 personnes en situation de handicap. Sans oublier les enfants (27,1%) et les adultes (72,9%).
Ce séisme d’une magnitude comprise entre 7,7 et 7,9, qui est le plus meurtrier de l’histoire moderne du pays, a plongé la population dans une situation humanitaire extrêmement difficile. Présente au Myanmar depuis 2012, Plan International a couvert 11 municipalités (six urbaines et cinq rurales) dans les régions de Mandalay, Sagaing et du sud de l’État Shan. L’organisation s’est rapidement mobilisée pour répondre à l’urgence : distribution de nourriture, soutien dans l’accès à l’eau et aux services d’assainissement, ainsi que mise en place d’espaces dédiés à la santé et au bien-être des personnes touchées.
Protéger tous les enfants
La protection de l’enfance est une priorité majeure. Plan International a mis en place 48 espaces temporaires d’apprentissage dans cinq municipalités, offrant à 18 351 enfants des lieux sûrs pour jouer, apprendre et bénéficier d’un soutien psychosocial. L’organisation a également contribué à compenser le temps d’apprentissage perdu en distribuant des kits scolaires à 1 633 élèves dans 19 écoles.
Afin de faciliter le retour à l’école, Plan International a réparé des infrastructures scolaires endommagées, installé trois espaces d’apprentissage temporaires et déblayé les débris tout en réalisant des réparations mineures dans dix établissements situés dans des communautés touchées par le séisme. Au total, ces actions ont bénéficié à 16 280 personnes.
Aide humanitaire essentielle
Plan International a également apporté une aide humanitaire essentielle aux personnes touchées. Au total, 5 780 kits d’abris ont été distribués, ainsi que 1 400 kits de fournitures essentielles destinés aux jeunes femmes et 300 kits d’hygiène familiale. Plus de 14 000 personnes ont bénéficié d’une aide alimentaire. Par ailleurs, les actions menées pour rétablir l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène ont permis d’accompagner plus de 36 142 personnes.
Au total, 86 935 personnes ont reçu une aide humanitaire essentielle sous forme de matériaux pour abris, de biens non alimentaires et de kits d’hygiène contenant des produits de première nécessité.
La santé mentale au cœur de la réponse
Le soutien en santé mentale et psychosociale a également constitué un pilier central de l’aide apportée. 45 130 personnes ont bénéficié d’un accompagnement psychosocial assuré par un personnel formé et des volontaires.
Les services de conseil ont ainsi accompagné 20 286 femmes, 16 089 hommes, 4 756 filles et 3 999 garçons. Parmi les personnes soutenues figuraient également 66 personnes en situation de handicap, ainsi que 39 femmes enceintes ou allaitantes.
Les défis restent immenses
Malgré tout, les enfants du Myanmar continuent de faire face à une situation d’urgence. Beaucoup de familles ont des difficultés pour reconstruire leur logement, relancer leurs moyens de subsistance et accéder aux services essentiels. Seule environ la moitié des ménages touchés ont commencé à reconstruire leur habitation, ce qui signifie que de nombreuses familles vivent encore dans des abris temporaires ou dans des logements endommagés. Et seules environ 45 % des entreprises touchées par le séisme ont retrouvé leur niveau d’activité d’avant la catastrophe.
Les défis restent immenses. D’autant plus que, dans un contexte de catastrophe climatique, les filles et les femmes sont particulièrement exposées. Le manque d’intimité et de sécurité dans les abris temporaires peut accroître les risques de violences basées sur le genre (VBG). Par ailleurs, les perturbations des services de santé ont limité l’accès aux soins maternels et à la santé sexuelle et reproductive, affectant davantage les femmes et les adolescentes.
Dans les mois à venir, Plan International entend poursuivre son action pour accompagner les communautés touchées. L’organisation prévoit notamment de réhabiliter des écoles endommagées et d’étendre les espaces d’apprentissage sûrs afin de permettre aux enfants de reprendre leur scolarité dans des conditions adaptées. L’organisation souhaite aussi élargir l’accès aux services de santé et aux droits sexuels et reproductifs, tout en renforçant l’accompagnement en matière de santé maternelle des femmes. En collaboration avec des partenaires locaux et les populations concernées, l’ONG espère contribuer à une reconstruction durable et à une meilleure résilience face aux crises.