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Syrie : aider les enfants réfugiés syriens à retrouver une vie normale

Ahmed est un jeune bénéficiaire de notre projet « Education en Harmonie ». Traumatisé par l’horreur de la guerre dans son pays, découvrez comment ce projet lui a permis de reprendre l’école et envisager à nouveau une vie normale.

C’ÉTAIT DÉTRUIT PARTOUT AUTOUR DE NOUS ET DES TIRS FRAPPAIENT NOTRE APPARTEMENT 

Ahmed, 10 ans, a eu une enfance heureuse dans la banlieue de Damas. Il a beaucoup de souvenirs de son ancienne vie en Syrie mais surtout de son école où il avait de bons résultats.

Il a été forcé d’abandonner une partie de sa famille dans de terribles circonstances. Maintenant, lui et ses frères et sœurs vivent à côté du Caire en Egypte.

« C’était détruit partout autour de nous et des tirs frappaient notre appartement », explique Ahmed, le ton grave. Il raconte ensuite comment son immeuble a été évacué et son père arrêté.

RESCOLARISER LES ENFANTS VICTIMES DE LA GUERRE

Le jeune garçon semble réussir à rester calme. C’est grâce à la Fondation syrienne où Ahmed passe la plupart de ses journées. A l’école, le projet « Éducation en Harmonie » (mis en place par le gouvernement canadien et Plan International) aide les enfants syriens réfugiés en Egypte à étudier et à se reconstruire grâce à un soutien psychologique et des activités récréatives.

Le projet a jusqu’ici profité à 26 325 habitants syriens, dont 22 790 enfants âgés de 4 à 14 ans qui ont bénéficié d’un accès à une scolarité de qualité et sécurisée, dans un environnement communautaire. Depuis juin 2015, Plan International a travaillé avec 39 autres écoles du Grand Caire, d’Alexandrie et de Damiette, pour offrir un soutien essentiel et l’accès à l’éducation aux enfants, sur deux années scolaires complètes.

80 % des élèves syriens de l’école ont entre 7 et 14 ans : beaucoup sont assez vieux pour se rappeler de la guerre dans des détails vivants et atroces. Une partie cruciale du soutien fourni par Plan International est l’aide psychosociale.

Les enfants sont très affectés par la violence dont ils ont été témoins en Syrie et par la séparation avec leur famille.

Yousry est consultant psychothérapeute et organise des thérapies de groupes et des sessions individuelles avec les enfants pour qu’ils puissent s’exprimer sur ce qu’ils ont endurés dans le passé et où ils en sont maintenant.

« Les enfants sont très affectés par la violence dont ils ont été témoins en Syrie et par la séparation avec leur famille », explique Yoursy. Il ajoute : « La plupart d’entre eux ne se sentent pas en sécurité. Beaucoup de Syriens ne peuvent pas s’adapter parce qu’ils vivent dans des communautés fermées et ne se mêlent pas assez avec les autres. Ils sont souvent introvertis, ce qui montre qu’ils ont subi une expérience horrible, et ils peuvent se sentir rejetés par la population locale.»

Il a conçu des activités récréatives pour les aider à interagir et jouer avec les autres enfants mais aussi pour les aider à s’exprimer.

Après que leur appartement ait pris feu, la famille d’Ahmed s’est cachée dans un bunker. Des hommes armés ont alors attaqués leur abri et tués trois de leurs proches. Les autres membres de la famille ont été tellement effrayés qu’ils sont restés cachés sous terre pendant 6 jours. Plus de 4 ans après, Ahmed est toujours profondément bouleversé. Depuis, il dort sous son lit pour se cacher des avions qui pourraient passer au-dessus de lui et jeter des bombes.

REPRENDRE LE COURS D’UNE VIE NORMALE APRÈS LES CONFLITS

Cependant, sa mère, Abeer, est satisfaite du projet d’éducation auquel il participe et confie que cela a vraiment aidé son fils à reprendre le cours de sa vie. «  Les professeurs prennent soin des enfants, ils sont gentils avec eux. Ahmed a recommencé à communiquer et à sortir avec ses amis, son attention a augmenté. Cela me rend très heureuse. Il redevient un garçon ordinaire. »

Ahmed ne se sent toujours pas en sécurité. Ils s’inquiètent pour ses proches restés en Syrie. Mais, il déclare avec optimisme : « d’ici 4 ou 5 ans la situation sera beaucoup mieux et je pourrais retourner dans mon pays. » Il rêve de devenir ingénieur en navigation.

Pendant ce temps, il continue son chemin. Il apprend le dialecte égyptien, garde le contact avec ses proches et regarde les dessins animés. 

Plan International agit tous les jours pour venir en aide à tous ces enfants traumatisés et déracinés

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