Rupa et Suraj n’étaient encore que des adolescent·es lorsque le couple s’est marié, peu après leur rencontre. À l’époque, le couple n’a pas envisagé les défis qu’il pourrait rencontrer en se mariant aussi jeune. Rupa et Suraj ont pris conscience des difficultés qui les attendaient après avoir quitté prématurément l’école, car ni l’une ni l’autre ne réussissait à trouver un emploi décent avec un revenu stable pour entretenir leur famille.

Le mariage précoce met en péril l’avenir des jeunes et leur autonomisation

3 années après leur mariage, le couple a donné naissance à une fille. Ce qui aurait dû être un moment de joie s’est vite changé en cauchemar alors que Suraj souffrait de séquelles d’un terrible accident. « Suraj a été blessé dans un incendie et a perdu son bras gauche. Il lui fallait un suivi médical et de l’argent pour les traitements. C’est mon beau-père qui nous a aidé en prenant un travail en tant que chauffeur de taxi ».

Obligé de renoncer à sa retraite pour payer les traitements et subvenir aux besoins d’une famille de 7 personnes, le beau-père de Rupa, âgé de 70 ans, a alors commencé à travailler en tant que chauffeur de taxi. Cependant le salaire qu’il gagnait grâce à cette activité n’était pas suffisant pour subvenir aux besoins de la famille. « Comment aurions-nous pu nourrir toute une famille avec les revenus d’une seule personne ? », demande Rupa.

Quand sa fille a commencé montrer des signes de malnutrition, Rupa prit un emploi de femme de chambre pour pouvoir acheter de la nourriture. Cependant, ce n’était pas une décision facile à prendre. « J’étais inquiète d’aller travailler et de laisser ma fille si jeune dans une maison si agitée. Je n’avais pas de compétence professionnelle, j’ai dû accepter des missions de femmes de ménage. »

Lorsque Plan International a commencé à organiser des sessions de parentalité positive dans son village au Népal, Rupa décida d’y assister. Elle y apprit l’importance du droit à l’éducation des enfants et de veiller à ce qu’ils aient une bonne alimentation.

« La connaissance de la parentalité n’est pas suffisante, en fait, les parents doivent avoir un bon revenu pour subvenir aux besoins de leurs enfants, avec une bonne alimentation, une bonne éducation et des vêtements. »

Rupa

Souhaitant trouver un moyen d’augmenter les revenus de sa famille, Rupa a tenu à postuler au projet de subsistance que Plan International met en œuvre dans sa communauté avec le soutien de son partenaire local BEE Group.

La formation professionnelle pour l’émancipation des femmes au Népal

Le projet vise à aider les jeunes femmes comme Rupa à trouver un emploi décent. La formation comprend également des informations sur les compétences de vie permettant aux jeunes femmes de prendre leurs propres décisions et de s’exprimer lorsqu’elles sont confrontées à une forme de violence ou de discrimination.

Rupa a été acceptée dans le cours de formation grâce auquel elle a appris à gérer sa propre entreprise. « Pendant la formation, j’étais sûre de vouloir ouvrir une petite épicerie près de chez moi pour pouvoir passer du temps avec ma famille et m’occuper de ma fille », dit-elle.

Pour l’aider à démarrer son activité, Rupa a reçu un soutien financier du projet équivalant 555 euros. « J’ai réussi à ajouter 20 000 NPR supplémentaires issus d’un groupe d’épargne locale, pour développer mon entreprise ».

« Je gère ma boutique depuis près de 3 mois maintenant et je suis très satisfaite du nombre de ventes que je réalise chaque jour » déclare Rupa. « Chaque mois, j’économise 300 NPR sur le groupe d’épargne, et avec les autres bénéfices, j’investis dans la boutique en ajoutant plus de produits. Je crois que mon entreprise apportera la fortune à ma famille ».

Rupa affirme que sa capacité à gérer sa boutique l’a aidée à gagner le respect des personnes au sein de son foyer, et plus largement de sa communauté. « Mes beaux-parents me soutiennent. Mon mari se remet de son traumatisme et m’aide à ouvrir la boutique tous les matins. Mon beau-père m’aide à acheter les produits en gros au marché le plus proche. »

« Avec le profit que je fais, je pourrai rembourser tous mes emprunts. Comme je l’ai appris pendant la formation, je prépare un plan d’affaires car je veux agrandir ma boutique et déménager dans un espace plus grand où je peux avoir plus de choix de produits pour mes clients »

Rupa

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