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Alors qu’au Timor-Leste, les enfants représentent 50 % de la population, seuls 17 % d’entre eux bénéficient d’une éducation préscolaire. Les familles des régions rurales, souvent difficiles d’accès, préfèrent garder leurs enfants à la maison. Il peut aussi s’avérer dangereux pour les filles d’aller à l’école seules.
Dans les villages isolés, l’ONG Plan International met en place des Centres de soins et de développement pour la petite enfance.

Les enfants pris en charge dès la petite enfance réussissent mieux à l’école

Natasia, 5 ans, vit dans un petit village à Aileu, une municipalité montagneuse située au nord du Timor-Leste. Elle bénéficie d’un programme de soin et de développement de la petite enfance, mis en place par nos équipes dans sa communauté. « J’apprends les lettres, les chiffres et les couleurs et je sais même lire et écrire ! », se réjouit Natasia.

Habituées à rester à la maison avec leurs mères qui s’occupent des tâches ménagères pendant la journée, les jeunes filles du Timor-Leste manquent souvent d’aptitudes sociales. Lorsqu’elles commencent leur scolarité, plus tard, elles éprouvent des difficultés à interagir avec les enfants et les adultes.

Il est essentiel pour les enfants de pouvoir apprendre et jouer ensemble dès le plus jeune âge. En effet, cela permet de développer leur confiance en soi et de renforcer leurs aptitudes émotionnelles, cognitives et linguistiques dont ils ont besoin lors de leur entrée à l’école primaire.

« Les enfants sont beaucoup plus disciplinés et attentifs après seulement quelques semaines en classe. Ils apprennent à ranger et à partager les jouets », explique fièrement Isabel, responsable de la classe de Natasia. Les enfants qui bénéficient de ces programmes réussissent mieux à l’école et sont plus aptes socialement.                                                                                

 « Natasia a un meilleur comportement maintenant et elle fait plus attention à ce que je lui dis. J’aime la voir concentrée quand elle dessine et écrit, ça me donne de l’espoir, j’espère qu’elle sera une élève sérieuse et qu’elle aura un jour un bon travail », raconte sa mère, en regardant sa fille à travers la fenêtre de la classe. 

Rien de tout cela ne serait possible sans l’engagement des bénévoles de la communauté, tous formés par Plan International, afin d’assurer aux enfants une éducation de bonne qualité dès le début.  

Le taux de fréquentation préscolaire avoisine maintenant les 100 %

Dans la communauté de Natasia, le taux de fréquentation du centre avoisine maintenant les 100 %. Ce succès s’explique notamment par les sessions de sensibilisations que Plan International organise pour les parents, notamment pour souligner l’importance de l’éducation dès le plus jeune âge, et particulièrement pour les filles qui risquent davantage de ne pas être scolarisées.

Il est souvent difficile de convaincre les pères, c’est la raison pour laquelle nous organisons des séances hebdomadaires qui leur sont consacrées. Tout en abordant la question des rôles liés au genre, ils sont encouragés à prendre leurs responsabilités et à s’impliquer davantage dans l’éducation de leurs enfants.

« Avant d’avoir participé aux sessions de sensibilisation, je savais que en tant que père,  j’avais des responsabilités vis-à-vis de mes enfants, mais je ne passais pas beaucoup de temps avec eux. Maintenant, je joue avec mon fils, je lui demande comment s’est passée sa journée à l’école et je raconte des histoires à mes enfants », explique Araujo, le père d’un petit garçon de 4 ans.

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