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La famille de Moussa refusait qu’il aille à l’école et le destinait à être forgeron mais le jeune Malien a pu intégrer un centre d’enseignement accéléré mis en place dans sa communauté par Plan International. Aujourd’hui, Moussa est sur le point d’obtenir son diplôme de fin d’études secondaires et rêve de devenir informaticien.

Jeune homme assit avec un cahier

Au Mali, des enfants travaillent dès 5 ans

Moussa a toujours voulu faire des études mais étant l’aîné, sa famille avait décidé qu’il commencerait à travailler le plus tôt possible car elle manquait d’argent. « J’avais 7 ans et pourtant, je me suis opposé à mon grand-père et à mes oncles. C’était des discussions sans fin et au final, on ne m’a pas inscrit à l’école. », raconte Moussa de la région de Koulikoro.

Les enfants maliens commencent souvent à travailler tôt afin d’apporter un soutien financier à leurs familles. Certains dès l’âge de 7 ans, voire 5 ans. Plus de la moitié des enfants au Mali travaillent sous une forme ou une autre, et un sur trois travaille au lieu d’aller à l’école.

Pass+ pour faciliter le retour des enfants à l’école

Pour aider les enfants non scolarisés à accéder à l’éducation, Plan International et la Fondation Strømme ont lancé le projet PASS+ en Afrique de l’Ouest. L’objectif est que 180 000 enfants retournent en classe, grâce au modèle d’éducation Speed School (en collaboration avec Educate A Child).

Lorsque le projet PASS+ s’est implanté dans sa communauté en 2015, Moussa a enfin cru en sa chance. Moussa est allé au centre d’enseignement accéléré de Plan International sans en avertir sa famille. Lorsque son enseignant l’a appris et en a informé ses proches, des facilitateurs du projet se sont rendus chez lui pour parler avec sa famille et tenter de la convaincre de laisser Moussa suivre ses cours.

« Des centaines d’enfants expérimentent ce genre de comportement de la part de leurs parents qui ne comprennent pas l’importance de l’éducation. Dans la commune de Moussa, il y a plus de 150 enfants dans cette situation », explique Adama Dembélé, spécialiste de l’éducation pour le projet.

82 % des enfants du projet PASS+ intègrent l’enseignement ordinaire 

Après avoir obtenu d’accord de son grand-père, Moussa a intégré officiellement le centre. « J’ai eu un peu de mal au début, mais le conseiller m’a beaucoup aidé et j’ai commencé à mieux comprendre et à m’intégrer. Après cela, je n’ai plus eu de difficultés », raconte Moussa. Curieux et assidu, il a pu quitter le centre au bout d’un an et a rejoint l’école primaire de son quartier.

Environ 82 % des enfants participant au projet PASS+ intègrent l’enseignement ordinaire après un passage au centre d’apprentissage accéléré. Parallèlement, on a constaté une évolution parmi les membres de la communauté qui comprennent désormais l’importance de l’éducation, en particulier pour les filles et les enfants handicapés. 

Le projet PASS+ a également renforcé la cohésion sociale au sein des communautés qui reconnaissent la grande qualité de l’enseignement dans les centres d’apprentissage.

Nous constatons que les enfants du centre ont un meilleur niveau que ceux de l’école traditionnelle. Nous souhaitons que ce projet perdure.

Moussa est la fierté de sa famille

Le projet a également reçu les félicitations du directeur national de l’éducation.  » L’approche innovante du PASS+ arrive à point nommé et contribuera à l’atteinte des objectifs du ministère de l’éducation nationale, à savoir l’accès à l’éducation pour tous les enfants. Ainsi, le PASS+ a contribué à l’amélioration et à la performance du système éducatif malien et a permis d’atteindre les objectifs du millénaire pour le développement dans le secteur de l’éducation. » 

Aujourd’hui, Moussa, 19 ans, est la fierté de sa famille qui le soutient pleinement. Il est en dernière année de lycée et réussit très bien. Il aime la technologie et dit vouloir devenir informaticien. « Certes, nous manquons de documentation et nous n’avons pas de bibliothèque communautaire. Mais je voudrais que tous les enfants aient la même chance que moi, d’aller à l’école et de s’épanouir », s’enthousiasme Moussa.

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