L’ONG Plan International France est extrêmement alarmée par les conclusions du rapport annuel des Nations unies sur les enfants et les conflits armés, publié le mercredi 17 juin 2026.

Photo : À Gaza, Rania et ses enfants vivent aujourd’hui sous une tente après avoir été contraints de fuir à de nombreuses reprises. Depuis le décès de son mari, elle lutte seule pour répondre aux besoins essentiels de sa famille. © Taawon Welfare Association / Plan International

Les enfants toujours plus en danger en zone de conflit

Les violations graves des droits des enfants dans les zones de conflits armés ont atteint des niveaux sans précédent en 2025, avec une hausse de 6,45 % par rapport à l’année 2024 déjà record. Dans ces contextes, des dizaines de milliers d’enfants sont chaque année victimes de meurtres et de mutilations, de violences sexuelles, d’enlèvements, d’attaques contre les écoles et les hôpitaux, ou encore se voient refuser l’accès à l’aide humanitaire ou recrutés de force par des groupes armés.

« Les enfants sont exposés à des niveaux de violence sans précédent. Nous savons qu’un grand nombre de violations de ce type ne sont pas signalées et que l’ampleur réelle de ces violences en situation de conflit armé est probablement bien plus élevée. »

, a déclaré Lindsey Hutchison,
Responsable du Plaidoyer Humanitaire Global chez Plan International

« Même dans un contexte d’accès humanitaire restreint et de moyens réduits pour suivre ces situations, le nombre de cas vérifiés continue d’augmenter. Cela dit tout de la gravité de la crise. »

L’ONU a vérifié 38 558 cas de violations graves en 2025, dont 24 174 enfants. Il s’agit du nombre le plus élevé d’enfants touchés par ce type de violences depuis la création du mandat onusien pour la protection des enfants dans les situations de conflit armé il y a plus de 20 ans.

« Aucun cas de violence grave contre les enfants n’est tolérable. Malheureusement, ces crimes sont devenus une réalité courante dans les conflits à travers le monde. Cette tendance ne semble malheureusement pas prête de s’arrêter. » a ajouté Lindsey Hutchison.


« Chaque enfant, où qu’il vive et quelle que soit son identité, devrait pouvoir vivre en sécurité. Le monde ne peut pas continuer à détourner le regard alors qu’une génération entière grandit dans la peur et sous une violence constante.« 

 

Renforcer la protection d’urgence des enfants



Plan International intervient dans les zones de conflit en combinant éducation, soutien psychosocial et protection de l’enfance. Dans certains contextes, nos programmes visent aussi à prévenir le recrutement d’enfants par des forces et groupes armés et à accompagner leur réintégration.

Face à la vulnérabilité croissante des enfants dans les zones de conflit, une réponse collective plus forte est urgente. Nous appellons les bailleurs et les gouvernements à augmenter les financements dédiés à la protection de l’enfance, à l’éducation et aux services de reconstruction.

« Nos équipes rappellent sans relâche les acteurs armés à leurs obligations envers les enfants. Dans un contexte où le droit international est fragilisé, la communauté internationale doit redoubler d’efforts pour protéger les enfants et faire respecter le droit international humanitaire. Il n’est plus acceptable de considérer ces violences comme inévitables »,
 

conclut Lindsey Hutchison.

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