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Causes et conséquences des discriminations des filles face à l’éducation

Dans le monde, 132 millions de filles, entre 6 et 17 ans, ne sont pas scolarisées, soit plus de 21 fois le nombre de filles scolarisées en France. Pourtant, chaque année passée sur les bancs de l’école permet à une fille d’augmenter son futur revenu de 10 à 20 %, ce qui participe directement au développement économique de son pays.

Notre ONG rappelle que l’éducation est un droit fondamental pour tous les enfants, selon l’article 28 de la Convention internationale des droits de l’enfant de 1989 ratifiée par 195 pays. L’éducation d’une fille est reconnue comme l’un des leviers les plus puissants pour sortir de la pauvreté et pour s’émanciper.

Notre priorité : agir pour que des millions de filles puissent aller à l’école ! Car scolariser une fille, c’est lui permettre de prendre confiance en elle, de faire ses propres choix et d’avoir un métier pour construire son avenir.

En 2021, les filles restent les premières victimes d’inégalités :

Pourquoi les filles ne vont-elles pas à l’école ?

Les filles dans le monde et en particulier dans les pays en développement continuent d’être discriminées injustement en raison de leur sexe. Elles sont privées d’éducation parce qu’elles naissent « filles ». Les freins à leur éducation sont multiples :

Les traditions culturelles 

Dans certaines sociétés, les filles sont considérées comme un fardeau pour la famille. Leur éducation n’a donc aucune importance car leur destin est d’être mariées jeunes et de s’occuper des tâches ménagères et des enfants.

L’ignorance des lois et du droit

Les parents, n’étant parfois jamais allés à l’école eux-mêmes, ne remettent pas en question les discriminations liées aux traditions culturelles de ne pas scolariser les filles. Dans certains pays, les violations des droits des filles sont si répandues et normalisées que les sanctions sont rares.

La pauvreté

Les familles en situation d’extrême pauvreté ne peuvent subvenir aux frais de scolarité de leurs enfants, et si elles le peuvent, elles font souvent le choix de scolariser leurs garçons plutôt que leurs filles.

Les violences à l’école et sur le trajet de l’école 

Les filles, plus que les garçons, sont exposées à la maltraitance, aux violences physiques et morales et aux abus sexuels à l’école et sur le trajet de l’école, de la part du personnel éducatif ou des garçons, ce qui conduit de nombreux parents à retirer leurs filles de l’école.

Les menstruations

1 fille sur 10 ne va pas à l’école quand elle a ses règles car de nombreux établissements scolaires ne proposent pas d’endroit où elles peuvent se changer, ou alors parce que les protections hygiéniques coûtent cher et qu’elles sont forcées de rester chez elles.

Les risques pour la santé

L’épuisement physique et moral dû au travail forcé, les douleurs récurrentes dues à l’esclavage domestique, les grossesses précoces et infections sexuellement transmissibles suite aux violences sexuelles, et les mutilations génitales féminines les empêchent d’avoir une scolarité normale.

Les mariages précoces et forcés

Chaque année dans le monde, 12 millions de filles sont mariées avant l’âge de 18 ans. Ces filles sont généralement déscolarisées pour subvenir aux besoins de leur mari, s’occuper des tâches ménagères et des enfants. Les mariages forcés maintiennent les filles dans un statut inférieur à l’homme.

Les grossesses précoces

Elles contraignent les adolescentes à quitter l’école. Elles sont la conséquence des mariages précoces et forcés, des violences sexuelles et du non-accès à la contraception et à l’avortement.

L’absence de certificat de naissance

Les filles sans identité juridique et sans certificat de naissance ne peuvent pas s’inscrire à l’école, passer d’examens scolaires, obtenir des diplômes et ne peuvent pas poursuivre leur éducation jusqu’au bout pour prétendre à un métier et sortir de la pauvreté.

La traite et le travail infantile 

La pauvreté amène souvent les parents à faire travailler leurs filles ou à les vendre. Considérées comme une charge, ce sont les premières à être exploitées.

Les situations d’urgence 

exacerbent la vulnérabilité des filles et les discriminations. Les écoles détruites par la guerre, les conflits ou une catastrophe naturelle les rendent impraticables et dangereuses, l’isolement en cas d’épidémie, la précarité des camps de réfugiés, privent les filles d’éducation. Les familles se retrouvent aussi dans des situations précaires qui augmentent la pression économique qui pèse sur les foyers, entraînant les familles à marier leur fille ou à les obliger à travailler.

LES CONSÉQUENCES DE LA NON-SCOLARISATION DES FILLES

La non-scolarisation des filles présente de graves conséquences sur la vie de chacune d’entre elles, mais aussi sur le développement de leur communauté et de leur pays tout entier : 

LES ACTIONS DE PLAN INTERNATIONAL POUR L’ÉDUCATION DES FILLES

« Il n’existe aucun instrument de développement plus efficace que l’éducation des filles. »

Kofi Annan, ex-Secrétaire des Nations Unies

Parce que l’éducation des filles est un formidable instrument de lutte contre la pauvreté, Plan International agit pour favoriser la scolarisation des filles et leur maintien dans un système éducatif de qualité pendant au moins 9 ans, pour leur permettre de construire leur avenir. L’ONG lutte contre ces inégalités pour permettre aux filles de se construire un avenir pour devenir des femmes libres et aux pays d’atteindre l’égalité entre les filles et les garçons.

Pour cela, Plan international :

Construit et rénove des écoles

et les équipe avec du matériel scolaire, aussi dans les zones reculées, pour rendre l’éducation accessible à toutes les filles.

Distribue des bourses et des fournitures scolaires

aux filles et aide les parents à payer leurs frais de scolarité, car la pauvreté des familles est le premier frein à leur éducation.

Sensibilise les filles, les parents et les communautés à l’importance de l’éducation des filles

grâce aux équipes locales qui font du porte-à-porte et rencontrent les villageois·e·s.

Sensibilise les garçons à l’égalité filles-garçons

pour qu’ils prennent conscience qu’elles ont les mêmes droits qu’eux.

Forme des enseignant·e·s 

à une éducation de qualité et à l’égalité entre les filles et les garçons à l’école.

Aide les parents à obtenir le certificat de naissance

de leurs filles pour les inscrire à l’école et leur permettre de passer des diplômes.

Crée des groupes d’épargne 

et d’activités génératrices de revenus pour aider les familles à augmenter leurs revenus et pouvoir subvenir aux frais de scolarité de leurs enfants et en particulier des filles.

 

Sécurise les établissements scolaires

grâce à des toilettes propres et séparés pour les filles et des codes de conduite non-violente pour le personnel éducatif en les formant à l’égalité entre les filles et les garçons, et en renforçant la sécurité des filles sur le trajet de l’école.

Implique les filles

en créant des clubs pour leur permettre de se regrouper, d’échanger, d’apprendre et d’être informées sur leurs droits.

Met en place des séances d’éducation sexuelle

pour éviter les grossesses précoces et les maladies qui déscolarisent les filles.

Sensibilise les filles et les garçons à l’hygiène menstruelle

pour que ce sujet ne soit plus tabou et distribue des protections hygiéniques pour permettre aux filles de continuer à aller à l’école pendant leurs règles.

met en place des écoles temporaires d’urgence

dans les zones touchées par une catastrophe naturelle, un conflit ou une épidémie, notamment dans les camps de réfugié·e·s, pour que les filles soient en sécurité et continuent à étudier.

Plaide auprès des décideurs et décideuses politiques 

locaux, gouvernementaux et internationaux en faveur de l’éducation des filles et de sa gratuité.

« Les sensibilisations pour l’éducation des filles ont permis de ramener à l’école des filles en décrochage scolaire. »

Grégoire Ali-Djoto, responsable de l’enseignement du programme de Plan International pour la réforme des collèges au Togo

En 2020, plus de 6 millions de filles ont eu un meilleur accès à l’éducation grâce à Plan International. Le mouvement mondial pour l’égalité entre les filles et les garçons doit se poursuivre et devenir une priorité absolue des gouvernements pour que les filles puissent bénéficier des mêmes droits et des mêmes opportunités que les garçons, comme précisé par l’Objectif de Développement Durable n°5 signé par les Etats membres de l’ONU en 2015. En juin 2018, le G7 réuni au Canada a annoncé un investissement historique de 3,8 milliards de dollars dédié à l’éducation des filles en situation de crise. 

 « J’ai appris l’importance de mes droits en tant que fille, je sais que mon éducation est très importante. »

Amintou, 8 ans, participante au programme d’éducation des enfants au Cameroun

En parrainant une fille ou un garçon avec Plan International France, vous participez directement à la sensibilisation de l’ensemble de sa communauté à l’importance de l’égalité entre les filles et les garçons. Chacun des programmes de parrainage vise à renforcer l’autonomie des femmes et des jeunes filles, d’abord à l’école puis dans la vie sociale et professionnelle.

Apprentissage des droits et de l’égalité filles-garçons, lutte contre le mariage précoce, sensibilisation à la santé sexuelle et reproductive, formation professionnelle ou encore soutien psychologique sont autant d’actions menées par les équipes de Plan International pour permettre aux filles aujourd’hui de devenir des femmes libres demain.

Grâce à vous, plus de 1,3 millions d’enfants (dont plus de 830 000 filles) sont parrainé·e·s au sein du réseau Plan International. Merci de faire partie du Plan !

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