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Grâce à Plan International, j’ai abandonné ma pioche pour un crayon

Daudi, 17 ans, a dû travailler pendant de longues années dans une mine d’or en Tanzanie. Grâce aux actions de l’ONG Plan International pour lutter contre le travail des enfants dans la région de Geita, l’adolescent a pu sortir des mines et retourner à l’école. Découvrez le témoignage de ce garçon dont les rêves se sont réalisés.

« Je m’appelle Daudi et j’ai 17 ans. Je vis avec mon frère et ma mère dans une petite maison du village de Mawemeru (province rurale de Nyarugusu, dans la région de Geita, au nord-ouest de la Tanzanie). Depuis le décès de mon père, nous vivons dans la pauvreté. Mon frère et moi avons dû aller travailler au lieu d’aller à l’école pour compléter le maigre salaire de ma mère, ouvrière dans une petite ferme voisine.

Je travaillais avec mon frère dans une mine d’or désaffectée près de chez moi. Selon les jours, je creusais des tunnels, broyais des pierres ou participais à l’extraction du minerai. Je travaillais vraiment dur, parfois même 23 heures d’affilée, de 6h du matin à 5h du matin le surlendemain. Je sais que ce n’est pas normal…

Un jour, j’ai été témoin de plusieurs accidents graves qui ont touché d’autres enfants que je connaissais. Ça a été l’élément déclencheur : j’ai commencé à avoir peur pour moi mais surtout pour mon frère.

« Je suis entré dans une école primaire pour rattraper mon retard de toutes ces années perdues au fond des mines. » 

Auparavant, je ne pensais pas trop aux risques que ce genre de travail pouvait avoir sur ma santé, comme les risques pour la peau, les poumons et les muscles, ou encore d’être ensevelis à cause d’un éboulement. Je portais des charges souvent plus lourdes que moi et ça m’a souvent fait souffrir. Nous avions besoin d’argent pour vivre, pour pouvoir acheter de quoi manger alors on ne bronchait pas. On travaillait de longues heures au fond de cette mine sans protection, sans manger, sans boire.

Avant d’être aidé par Plan International France, je ne savais pas que le travail que je faisais était interdit pour les enfants, je le sais maintenant.

Plan International France menait à ce moment-là des actions de sensibilisation dans mon village et aux alentours, sur nos droits et contre l’exploitation des enfants dans les mines d’or dans la région.

Les équipes de l’ONG m’ont aidé à prendre conscience que c’était mon droit de retourner à l’école et d’avoir un meilleur avenir. Au même moment, l’État a décidé de baisser les frais de scolarité pour les écoles primaires et secondaires. Alors, j’ai sauté le pas ! J’ai abandonné ma pioche pour un crayon ! Je suis entré dans une école primaire pour rattraper mon retard de toutes ces années perdues au fond des mines. Je ne regrette pas du tout ! J’adore les sciences, les mathématiques et la géographie.

Depuis tout petit, je veux devenir médecin mais avec ce travail très contraignant, ce rêve s’était peu à peu éloigné. Je pensais rester au fond de la mine toute ma vie ! Mais grâce à l’école, je sens que ce rêve est de nouveau à ma portée. En tout cas, je vais tout faire pour ! »

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