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Au Liban, la vie devient de plus en plus difficile pour les jeunes filles syriennes contraintes de fuir leur pays après que le conflit ait embrasé leur patrie. Plan International travaille avec certains de ces enfants qui s’inquiètent chaque jour de la survie de leur famille.

Raghad forcée d’abandonner l’école pour travailler pour la survie de sa famille

Raghad, 12 ans, originaire de Syrie, vit avec sa mère et ses cinq frères et sœurs dans la ville de Tyr, au sud du Liban. Son père a quitté la famille et vit avec une autre femme. Une étude de 2018 sur le travail des enfants au Liban a révélé que les femmes et les filles syriennes supportent un fardeau disproportionné à la suite de la crise. 

Les familles soutenues par des femmes sont plus pauvres que les ménages dirigés par des hommes et elles ont plus de mal à obtenir de la nourriture pour la journée. Les filles vont plus rarement à l’école et sont plus exposées à l’exploitation sur le lieu de travail. 

« Je vais à l’école et je suis en sixième. Mais ma mère m’a dit que je devrais quitter l’école l’année prochaine pour l’aider à gagner de l’argent. Je vais cueillir des oranges et des bananes. C’est vraiment dur et je me demande : « Pourquoi dois-je finir l’école ? » Mes amis vont continuer et je suis vraiment brillante à l’école », dit Raghad.

 » J’ai une petite sœur qui est née prématurément et qui a dû subir une opération du cœur dans un hôpital de Beyrouth. Cela a coûté beaucoup d’argent que nous devons maintenant rembourser. Ma sœur aînée a déjà terminé l’école et travaille maintenant avec ma mère tous les jours. Mon père ne nous soutient pas du tout ».

L’anxiété de Raghad concernant l’avenir est évidente. C’est comme si elle portait un grand poids sur ses fines épaules.  
« Je n’ai parlé à personne de ma situation, je n’ai personne à qui parler. Je suis inquiète pour ma petite sœur et mes frères et sœurs. La maison dans laquelle nous vivons est sur le point de s’effondrer. Des pierres sont tombées sur ma mère et ma grande sœur dans la salle de bains. J’ai peur qu’elle s’effondre sur nous quand nous dormons.  » 

Plan International soutient les enfant réfugiés syriens 

Chaque semaine, Rahgad vient au centre de Tyr pour les enfants réfugiés syriens, qui est géré par l’organisation Amal avec le soutien de Plan International. Les enfants et les jeunes y reçoivent un soutien et ont la possibilité de rencontrer d’autres personnes dans la même situation. 

Ce jour-là, ce sont des filles âgées de 8 à 13 ans qui se sont rassemblées au centre. Les rires résonnent dans tout le bâtiment, tandis que les filles et les travailleurs sociaux se lancent des ballons et se demandent comment elles s’appellent et quel est leur plat préféré. Il s’agit d’apprendre à mieux se connaître.  

« Venir ici me rend heureuse. Le bonheur n’est pas quelque chose que j’ai à la maison », dit Raghad.  

Après avoir entendu parler de la situation de Raghad, le personnel du centre a accepté de parler à sa mère et d’offrir à la famille un soutien pour l’aider à poursuivre ses études. 

Les rêves d’enfants n’ont peut-être aucun sens, mais Plan International France fera tout pour qu’ils existent. 

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