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Lorsque sa mère s’est remariée, Céline, 14 ans, originaire de Lomé, la capitale du Togo, a été envoyée chez sa grand-mère. Comme elle était au travail la plupart du temps, la tante de Céline a proposé de s’occuper de sa nièce chez elle et a promis qu’elle serait bien traitée et qu’elle paierait pour que Céline suive une formation. Pourtant, la réalité qui attendait Céline était toute autre…

Entre violences et travail : l’éducation remise en question

« J’ai accompagné ma tante chez elle sans imaginer ce qui m’y attendait. Une fois sur place, j’ai trouvé le contraire de ce qu’on m’avait promis », explique Céline. 

Bien que sa tante l’ait inscrite à un cours de couture, Céline n’a pas eu le temps de s’y rendre tant elle était accablée par toutes les tâches ménagères que sa tante lui confiait chaque jour.

« Dès que je me réveillais le matin, j’avais des travaux domestiques et des courses à faire qui me prenaient tellement de temps que j’étais toujours en retard au cours de couture. Malgré cela, ma tante n’était jamais satisfaite de moi ».

« Chaque fois si je faisais une erreur, elle me frappait avec tout ce qu’elle pouvait trouver. Elle m’insultait et me parlait toujours méchamment. Après seulement un mois avec elle, j’avais tellement souffert que je n’avais qu’un seul désir : retourner chez ma mère », raconte Céline.

Un jour, la tante de Céline l’a enfermée dans une pièce et l’a tellement battue que Céline s’est enfuie de la maison. Elle a marché plus de 7 km le long d’une route principale dans l’intention de trouver quelqu’un qui pourrait la ramener chez elle à Lomé. 

Le travail des enfants est encore une pratique largement acceptée au Togo. Dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, de nombreux enfants sont contraints à la servitude domestique, une pratique qui touche principalement les filles. Connu sous le nom de « confiage », les parents envoient leurs enfants vivre chez des proches qui promettent de les envoyer à l’école en échange d’une aide aux tâches ménagères.

Plan International lutte avec les associations locales pour mettre fin au travail des enfants

Heureusement, Céline a été repérée par un homme qui a contacté l’ONG Programme d’Appui à la Femme et à l’Enfance Déshéritée (PAFED). Elle a été recueillie et est maintenant prise en charge par les services sociaux jusqu’à ce que sa mère puisse venir la chercher.

« La dame qui travaille à l’ONG PAFED m’a dit qu’elle travaillait avec Plan international qui aide les enfants. Avec leur aide, ma mère a été contactée et on lui a demandé de venir me chercher. » 

Le Togo s’est engagé à mettre fin aux pires formes de travail des enfants d’ici 2025 dans le cadre des Objectifs de développement durable de l’ONU, à savoir l’esclavage, la traite et l’exploitation sexuelle. Pour avoir exploité sa nièce, la tante de Céline est poursuivie et sera traduite en justice pour ses actes. 

« Je ne sais pas ce qui me serait arrivé si le PAFED et Plan International n’étaient pas venus à mon secours. J’ai entendu parler de Plan International quand j’étais à Lomé, mais je ne savais pas qu’il se souciait autant des enfants », dit Céline avec gratitude.

Les rêves d’enfants n’ont peut-être aucun sens, mais Plan International France fera tout pour qu’ils existent. 

 

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