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En Guinée, 75 % de la population a moins de 35 ans. Pourtant, les jeunes sont souvent laissés pour compte, n’ayant pas les moyens de gagner leur vie décemment et de subvenir aux besoins de leur famille. Le taux de chômage des jeunes guinéens est estimé à 60 % et une grande partie d’entre eux sont des jeunes femmes qui font l’objet de discriminations supplémentaires en raison de leur genre.

Jeune femme souriante

Encourager l’autonomisation des filles et des femmes

 

Pour aider les filles et les femmes guinéennes à atteindre leur plein potentiel, Plan International a mis en place un projet d’entreprenariat. Il vise à doter les filles et les femmes des compétences dont elles ont besoin pour créer leur propre entreprise et avoir un revenu. 

Mahou, 25 ans, a participé au projet et a décidé de créer une entreprise d’élevage de porcs à la suite de la formation.

« J’ai été informée que Plan International avait mis en place un projet pour former les filles et les femmes dans différents domaines, notamment les activités agricoles. Dès que je l’ai su, je me suis rendue directement au bureau pour m’inscrire et j’ai pu remplir les critères pour faire partie de la première session de cette formation pour une durée de six mois », explique-t-elle.

Mahou a été formée sur les techniques d’élevage des porcs, leur entretien et même leur alimentation. Concernant les activités de maraîchage, elle a été formée sur les différentes cultures et les périodes de culture. « Après six mois de formation, il était temps de mettre en pratique ce que j’avais appris. Maintenant, je suis éleveuse de porcs et maraîchère ».

Libérer la confiance en soi

Aujourd’hui, Mahou est en mesure de subvenir à ses besoins et de payer la scolarité et la santé de ses enfants. « Il n’y a pas longtemps, j’ai vendu deux porcs pour 1 million de francs guinéens chacun, équivalent à 100 euros. J’ai utilisé cet argent pour les besoins de ma famille et pour maintenir mon activité. Cet argent m’aide également à diversifier mes activités pour générer des bénéfices. »

Etant maintenant financièrement indépendante, Mahou dit qu’elle a gagné plus de respect de la part de son mari et de sa famille. « Mon mari n’a plus aucune autorité sur moi et me traite dorénavant avec respect et considération. »

Mahou est optimiste quant à son avenir et se réjouit de développer ses activités agricoles. « Dans les mois à venir, je vais déménager dans un autre endroit et agrandir ma porcherie pour augmenter mon activité. Pour nourrir mes cochons, j’ai créé un jardin où j’ai planté des feuilles de pommes de terre, ces feuilles sont vendues et en même temps elles nourrissent mes cochons. »

Grâce à Plan International, je suis considérée comme un exemple par les filles de ma communauté. 

Au tout début, quand Mahou commençait sa formation, les gens se moquaient d’elle en disant qu’elle avait abandonné ses études. Aujourd’hui, ces mêmes personnes la qualifient de « patronne » et l’envient. « Cette formation a été très bénéfique pour moi, car maintenant je suis capable de me prendre en charge et de créer mes propres revenus », s’enthousiasme-t-elle.

 « Je partage mon expérience avec les filles qui veulent faire la même chose que moi et les encourage à prendre leur travail au sérieux. »  

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