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Les femmes des communautés rurales de Chiredzi au sud-est du Zimbabwe manquaient d’eau pour cultiver leurs terres. Elles marchaient des dizaines de kilomètres à pieds pour acheter des légumes.

Plan International les a aidées en installant des pompes à eau dans leur potager qui fonctionnent à l’énergie solaire. Elles peuvent maintenant profiter d’une agriculture durable, gagner de l’argent et nourrir leur famille.

Lutter contre les pénuries d’eau

Malgré la chaleur de ce village rural de la région de Chiredzi au Zimbabwe, six femmes travaillent d’arrache-pied dans leur potager. Elles arrosent les cultures, enlèvent les mauvaises herbes et ramassent les choux.

au zimbabwe les femmes cultivent leurs terres

Parmi elles, Kiyasi Dhiyisia, 42 ans, mère de 5 enfants, raconte : « Dans notre village, il n’y avait pas de potager, nous devions marcher jusqu’à un autre village, environ 17 kilomètres, pour avoir des légumes frais. C’était une rude épreuve, nous avions de nombreuses blessures aux pieds. »

Pour éviter ces allers-retours épuisants, les femmes de la communauté ont décidé de créer leur propre potager. Elles l’ont appelé « Tselane », qui signifie « n’abandonne pas » dans la langue locale.

Cependant, la pluie ne tombe pas fréquemment dans la région et les cultures manquent d’eau.

Plan International a aidé les nouvelles agricultrices à trouver une solution au problème.
L’ONG a installé des pompes à eau qui fonctionnent à l’énergie solaire. Elles aident les femmes à s’approvisionner en eau et à irriguer leurs cultures tout au long de l’année.

Les pompes à eau exploitent l’énergie du soleil pour extraire l’eau du sol, le matin, l’eau est ensuite aspirée dans un grand réservoir d’eau. Les femmes se rendent sur leurs cultures à midi lorsque le réservoir est rempli et peuvent arroser leurs plantations en moins d’une heure.

Maintenant, les agricultrices ont un potager durable et des récoltes tout au long de l’année. « Avant l’installation des pompes à eau, nous n’avions pas de récoltes tout le temps. Nous avions creusé un puit mais il était peu profond et ne nous fournissait pas assez d’eau », explique Kiyasi.

Gagner le respect de la communauté

Le succès du potager permet aux femmes de fournir à leur famille une alimentation saine et nutritive. « Chacune dispose de 3 parcelles de terre dans lesquelles elle cultive une ou plusieurs variétés de légumes, comme des tomates, des choux et des haricots verts », poursuit Tselani, une autre membre du projet.

Ce potager aide aussi les femmes à avoir un revenu financier grâce à la vente des légumes à la communauté et aux écoles voisines.

Mais, tout cela n’a pas été sans peine. Tselani se rappelle : « C’était difficile de travailler la terre, d’apprendre à prendre des mesures et à manipuler les outils. Notre détermination et notre désir de changer nos vies nous ont permis de poursuivre nos efforts. 
Les hommes du village étaient surpris, ils nous jetaient des regards méchants, nous interpellaient mais cela nous a incitées à travailler plus dur pour que notre potager soit florissant.
»

« Maintenant, je suis une femme respectée dans la communauté et je peux payer les frais de scolarité de mes enfants », conclut-elle. 

Plan International a déjà installé six pompes à énergie solaire dans le potager de Chiredzi dans le cadre d’un programme en partenariat avec l’ONG Oxfam et financé par le Programme de financement pour l’environnement mondial du PNUD-FEM (Programme des Nations Unies pour le développement). 

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