.col
.col
.col
.col
.col
.col
.col
.col
.col
.col
.col
.col

Faute d’accès à des moyens de contraception et à des cours d’éducation sexuelle, beaucoup d’adolescentes en Papouasie Nouvelle-Guinée sont enceintes trop jeunes. Le pays souffrant d’une pénurie de centres de santé, les jeunes filles accouchent trop souvent seules, sans assistance médicale.
Plan International leur vient en aide grâce à des services de santé de proximité.

Une pénurie de centres de santé

Quand elle a eu son premier enfant, Celinda a dû accoucher dehors, seule, sans assistance médicale. Heureusement pour elle, tout c’est bien passé. Malheureusement, son cas n’est pas isolé en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Ce pays a été ravagé par une guerre civile qui a débuté en 1988 autour de l’exploitation de l’une des plus grandes mines de cuivre à ciel ouvert au monde : Panguna. Le conflit a duré jusqu’en 1998, a fait près de 20 000 morts, et est à l’origine de la destruction totale de la plupart des infrastructures, bâtiments et centres de santé. 

20 ans plus tard le pays panse encore ses plaies et les femmes enceintes n’ont d’autre choix que d’accoucher loin de toute assistance médicale.

Des milliers de filles n’ont pas accès à des soins médicaux suffisants. Seules 37 % des femmes de Bougainville, l’une des îles de l’archipel, ont recours à des contraceptifs, ce qui atteste d’un manque d’accès aux informations sur la planification familiale et aux contraceptifs.

La Papouasie-Nouvelle-Guinée a également l’un des taux les plus élevés d’infections sexuellement transmissibles au monde, avec des risques associés d’accoucher prématurément ou de donner naissance à un bébé de petit poids, voire mort-né.

La situation s’aggrave

L’année dernière, un rapport du plan national de santé du gouvernement a révélé que le secteur de la santé avait connu une « baisse générale des performances au cours des 5 dernières années ».

ChildFund estime que les femmes en Papouasie-Nouvelle-Guinée ont 35 fois plus de risques de mourir pendant leur grossesse que les femmes en Australie.

Les services de santé de proximité de Plan International

« Le plus souvent, lorsque les adolescentes des villages ruraux tombent enceintes, elles ne sont pas aidées », explique Jennifer Keria, l’agente de santé communautaire de Plan International. « Leurs parents les ignorent. Elles n’ont accès ni aux services ni à la clinique en ville. C’est très difficile pour elles. »

L’équipe de santé de Plan International à Bougainville s’efforce sans relâche de combler ce manque en soutenant les communautés – comme celles qui vivent à South Nasioi – en leur offrant des services de santé de proximité. Pour beaucoup de jeunes femmes de ces villages, c’est la première fois qu’elles reçoivent des informations sur les soins de santé en matière de procréation maternelle et sexuelle. Parallèlement, leurs bébés sont vacciné·es.

« Au cours des 2 dernières séances de formation, les gens m’ont dit que ces informations étaient complètement nouvelles pour eux. Un homme est venu me voir et m’a raconté que sa sœur était décédée. Il regrettait beaucoup de ne pas avoir été informé avant car elle serait toujours en vie. » Elle a laissé 5 enfants, dont le plus jeune n’a que 3 ans.

Lorsque le personnel de santé de Plan International ne travaille pas dans des communautés rurales, il est basé dans une clinique d’Arawa, dans le centre de Bougainville.

Pouvoir faire des choix de vie

Les programmes de renforcement des services de santé comme celui-ci représentent une planche de salut pour les jeunes de Papouasie-Nouvelle-Guinée, car il ouvre le champ des possibles.

« J’apprends aux communautés que la planification familiale n’a pas pour seule conséquence de limiter les naissances, mais qu’elle permet également de planifier sa vie », déclare Jennifer. « En tant qu’individu, quel genre de vie voulez-vous vivre ? Combien d’enfants voulez-vous avoir ? Si vous voulez terminer vos études, quand voulez-vous le faire ? C’est une question de choix. »

Ce programme est financé par le gouvernement australien par l’intermédiaire du Programme de coopération avec les ONG australiennes (ANCP). Compte tenu du besoin croissant de services de santé en Papouasie-Nouvelle-Guinée, on espère que des fonds supplémentaires permettront à Plan International d’intensifier ses efforts.

« Je pense que des changements vont intervenir dans les années à venir », indique Jennifer. « J’explique aux jeunes qu’ils sont l’avenir de ce pays et que c’est à eux de se prendre en main et d’agir.

Nous sommes confiants ! »

Suivez-nous

Sur instagram