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L’immense tremblement de terre qui a frappé le Népal en avril 2015 a détruit 20 000 écoles et impacté l’éducation de plus d’un million d’enfants. C’est pourquoi Plan International met en place, avec les enfants et les communautés, des exercices de simulation de catastrophe naturelle pour renforcer la sécurité dans les écoles.

Quelques minutes après être entré·e·s en classe, les enfants sortent en rang avec leurs cartables sur la tête et se rassemblent dans la cour devant l’école. Alors que les élèves vérifient que leurs camarades sont saufs et sauves, l’enseignante s’assure que tout le monde est là.

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Etre mieux prepare·é·s en cas de catastrophe naturelle

Nous sommes à Baglung, un district montagneux de l’ouest du Népal, à environ 300 km de la capitale, Katmandou. Les enfants s’entrainent tous les mois aux gestes à adopter en cas de tremblement de terre.

Les autorités locales soutiennent l’initiative : elles ont fait construire un mur autour de l’école pour sécuriser les lieux ainsi qu’un pont pour aider les enfants à traverser la rivière en toute sécurité et se rendre à l’école.

Les exercices de simulation sont dirigés par l’enseignante Leela Khadka, responsable de la réduction des risques en cas de catastrophe à l’école :

« Cela fait maintenant partie de mon enseignement à l’école. Nous avons fait des exercices une activité périscolaire. Nous enseignons aux enfants tout ce qu’il faut savoir sur les tremblements de terre, puis nous leur faisons répondre à un questionnaire », explique-t-elle. 

En avril 2015, un grave tremblement de terre a frappé le Népal, détruisant 20 000 écoles et impactant l’éducation de plus d’un million d’enfants. La reconstruction des écoles continue, mais beaucoup d’entre elles sont toujours dangereuses en raison de leur fabrication traditionnelle. La plupart des élèves et des enseignant·es ne sont pas conscient·e·s des dangers qui les menacent.

Travailler ensemble pour renforcer la sécurité dans les écoles 

Plan International travaille avec un partenaire local, Nepal Ganja Development Foundation (NGDF), dans 40 écoles de la région pour renforcer la résilience des enfants, des enseignant·e·s et des communautés afin que tous et toutes soient en mesure de faire face aux situations d’urgence.

Dans le cadre du projet « Travailler ensemble pour la sécurité dans les écoles »*, soutenu par Plan International, des exercices de simulation sont régulièrement organisés dans chacune des écoles.

Les élèves, les enseignant·e·s et les membres du comité de direction sont formé·e·s pour se préparer aux premiers gestes à adopter en cas de catastrophe naturelle.

Les enfants sont particulièrement conscients des risques

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Surya Prasad Kandel, coordinatrice du programme, a visité les 40 écoles cette année, elle est satisfaite du travail accompli par les enfants : « Les élèves ont appris les gestes de sécurité et sont maintenant prêts à toute éventualité en cas de catastrophe, ils sont plus conscients que nous, les adultes. »

En 2018, plus de 500 enseignant·e·s, 4 036 élèves et 2 000 parents ont participé à diverses activités visant à mieux comprendre les exercices de sécurités à l’école et chez eux.

En tant que fille, je suis heureuse que l’on m’ait fait confiance pour cette mission

Swastika, 15 ans, élève de 10e année, se rend dans les écoles de sa région pour donner des conférences sur les conseils de sécurité et les premiers gestes à avoir en cas de catastrophe. Elle est fière de son travail et déclare : « Je sens que j’interviens pour renforcer la sécurité de ma communauté et, en tant que fille, je suis heureuse que l’on m’ait fait confiance pour assurer cette mission. »

Les filles demeurent les premières victimes de déscolarisation en temps de crise. En effet, elles ont 2,5 fois plus de risques d’arrêter l’école que les garçons.

*Le projet « Travailler ensemble pour la sécurité dans les écoles » est mis en œuvre par un consortium composé de Plan International Népal, de Save the Children International Népal et de World Vision International Népal, ainsi que de l’UNICEF en tant que membre stratégique. Ce projet est financé par le département ECHO (Protection civile et aide humanitaire) de la Commission européenne.

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