Causes et conséquences de la discrimination des femmes sur le marché du travail
Aujourd’hui, près de 77 % des jeunes dans le monde ni scolarisés, ni employés, ni en formation ou en apprentissage, sont des femmes (OIT). C’est pourquoi notre ONG se mobilise pour garantir aux filles et aux femmes un métier d’avenir, pour les aider à devenir des femmes libres demain et bâtir un monde plus stable. Retour sur les causes et les conséquences des discriminations subies par les femmes sur le marché du travail.
Seulement la moitié des femmes en âge de travailler dans le monde font partie de la main-d’œuvre rémunérée. Premières victimes de la précarité économique, elles demeurent souvent exclues de l’accès aux études et au marché du travail. Pourtant, les états membres de l’ONU se sont engagés d’ici 2030 à un monde dans lequel toutes les femmes pourront avoir un travail convenable et un salaire égal pour un travail de valeur égale.
Les causes de la discrimination des femmes sur le marché du travail
En raison de leur genre, les filles ont des obligations sociétales et familiales qui les empêchent d’étudier et de travailler pour être indépendantes financièrement.
Les familles pauvres méconnaissent l’importance de l’éducation des filles. La majorité du temps elles favorisent l’éducation et la formation professionnelle des garçons pour leur apprendre un métier.
On impose aux filles de s’occuper de la cuisine, du ménage et des enfants au lieu de faire des études et travailler pour subvenir à leurs besoins.
En étant mariée de force et/ou en devenant mère trop tôt, une jeune fille n’aura pas le temps ni les moyens d’étudier.
Les établissements scolaires et de formation sont parfois inadaptés pour les filles ; les sanitaires sont inexistants ou vétustes, ne permettant pas aux jeunes femmes d’aller aux toilettes quand elles le souhaitent, ni d’avoir une hygiène intime, notamment pendant leurs menstruations.
Abusées sur le trajet pour se rendre à l’école ou au travail, ou sur le lieu même, les jeunes femmes préfèrent rester à la maison en sécurité au détriment de leurs études et d’un métier.
Vues comme moins compétentes, les filles seront moins susceptibles que les garçons de se former à des métiers porteurs, valorisés et rémunérateurs.
Quand les jeunes femmes ont la chance de pouvoir travailler, elles sont parfois contraintes d’accepter de travailler partiellement en raison du chômage ou de leurs obligations familiales.
À cause du stéréotype qui induit qu’une femme doit forcément être une mère et s’occuper de ses enfants, elle aura moins d’évolution de carrière, de postes à responsabilité et d’augmentation de salaire.
Pourtant, véritable levier de réduction de la pauvreté, la formation professionnelle des femmes permet leur pleine autonomisation et participation à la vie active. De plus, elles ont un impact majeur sur le développement d’un pays.
Les conséquences de cette discrimination

Le droit à l’éducation et à la formation professionnelle est reconnu par l’article 26 de la Déclaration Universelle des Droits Humains de 1948. Pourtant, selon l’ONU et l’OIT, 516 millions de femmes sont encore analphabètes, soit près des 2/3 des analphabètes dans le monde.
Discriminées en raison de leur genre, les jeunes femmes font face à des difficultés sans précédent, notamment en raison de la crise économique mondiale.
Sans accès à l’école et aux études supérieures qualifiantes dans tous les domaines, notamment les plus porteurs, et sans accès à un emploi de qualité rémunéré, leviers indispensables pour la paix sociale et le développement d’un pays, c’est une « génération perdue » (Banque Mondiale) qui se bat pour survivre.
C’est pourquoi, Plan International aide ces jeunes femmes vulnérables qui sont face au triple défi d’être jeune, femme, et sans emploi, en leur apprenant un métier ; pour leur donner les moyens de devenir indépendantes et actrices du développement de leur pays.
Les actions de Plan International en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes femmes
Plan International agit pour que les jeunes femmes bénéficient d’une formation professionnelle, accèdent au marché du travail, jouissent d’opportunités égales aux hommes pour un travail convenable et un salaire égal, s’épanouissent et jouent un rôle décisif dans la société.
Pour leur garantir un métier d’avenir, l’ONG Plan International France s’engage auprès des adolescentes et des femmes vulnérables dans plusieurs pays touchés par de fortes inégalités en matière d’accès à la formation professionnelle et à l’emploi.
Je veux prouver à mes parents et à mes frères que je suis une personne à part entière. Je veux qu’ils aient une bonne estime de moi et leur prouver que je suis capable de travailler et de bien faire. »
Yasmin, 20 ans, Delhi, bénéficiaire de notre formation professionnelle en Inde
Près de 10 000 jeunes femmes ont bénéficié de nos formations professionnelles à travers l’apprentissage de métiers porteurs en Inde, Egypte, Cameroun et Chine. Nos programmes accompagnent ainsi les gouvernements dans leurs efforts de promotion de l’emploi des jeunes femmes.
Ce que Plan International demande aux gouvernements
- Aux autorités des pays d’intervention de prendre en compte l’égalité entre les filles et les garçons dans toutes les politiques et dans tous les programmes de formation professionnelle.
- Aux autorités des pays d’intervention de favoriser la participation active de la jeunesse dans l’élaboration et le suivi des politiques et des programmes de formation professionnelle qui les concernent.
- Aux autorités françaises de soutenir les politiques publiques de formation professionnelle des jeunes les plus vulnérables, dans les pays d’intervention, avec une attention particulière à la promotion de l’égalité de genre.
- Aux autorités françaises d’accompagner l’accès et le maintien dans l’emploi décent des jeunes les plus vulnérables, en particulier des jeunes femmes, dans les pays d’intervention.
- Aux autorités des pays d’intervention et aux autorités françaises de soutenir des politiques et des programmes en faveur de l’élimination de toutes les formes de discrimination faites aux femmes sur leur lieu de travail.
- Aux autorités de développer l’auto-entreprenariat des jeunes, notamment des femmes, à travers la formation professionnelle et l’accès au crédit et aux institutions financières.
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