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Tanzanie : lutte contre le travail des enfants dans les mines

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Éradiquer les pires formes de travail et de violences associées faites aux enfants dans les zones minières des régions de Geita

 

« Tous les matins, avant d’aller à l’école, je travaille 2 heures dans les mines, et j’y vais toute la journée le samedi et le dimanche. Quand je ne travaille pas et que je n’étudie pas, je m’occupe de mon petit frère » Limi, 11 ans.

En savoir plus : Contexte | Témoignages | Vidéo

Chiffres clés
70 %
des enfants de 5 à 17 ans impliqué·e·s dans une activité économique
1 820
filles et garçons formé·e·s sur leurs droits
4 000
enfants ont reçu du matériel scolaire afin d’intégrer l’école

Contexte

Aujourd’hui en Tanzanie, 80 % de la population vit avec moins de 2 $ par jour.

Dans la région minière de Geita, la pauvreté ainsi que le nombre élevé de sites miniers dans cette zone favorisent le travail des enfants dans les activités minières, ou dans des activités annexes, telles que la prostitution.
En Tanzanie, l’âge légal minimum pour travailler est fixé à 14 ans, et l’âge moyen pour travailler dans les mines est de 18 ans. Pourtant, plus de 70 % des enfants de 5 à 17 ans travaillent.

En outre, un grand nombre d’enfants sont exposé·e·s à des violences psychologiques, physiques et sexuelles. Ainsi, 1 fille sur 3 et 1 garçon sur 7 ont été agressé·e·s sexuellement avant l’âge de 18 ans. 
Mais seulement 22 % des filles et 11 % des garçons victimes portent plainte, et à peine 13 % des filles et 4 % des garçons demandant de l’aide sont pris en charge.

Objectifs 

• Renforcer les systèmes de protection de l’enfant au niveau des circonscriptions.
• Assurer l’application de la législation relative à la protection des enfants dans le secteur minier 
• Améliorer les conditions sanitaires et socio-économiques des ménages par le biais d'associations d'épargne et de crédit, de formations professionnelles et d'appui à des projets générateurs de revenus
• Améliorer l’environnement scolaire, dans le but de favoriser l’accès à l’école maternelle et primaire en particulier pour les enfants travailleurs
• Développer les compétences concernant la prévention, la santé et les droits sexuels et reproductifs auprès des enfants et des jeunes.

Résultats et exemples d’activités (novembre 2017)

Les systèmes de protection des enfants sont renforcés au niveau local :

• 3 « services des affaires sociales de district » et 3 « bureaux de protection de l’enfance et concernant les problématiques de genre » sont rénovés et équipés afin de permettre la bonne gestion des cas de travail infantile et de violences faites aux enfants.
• 37 personnes et travailleurs sociaux de 42 villages ont été formés à la protection de l'enfance et au soutien psychosocial

Les responsables de district et les acteurs du secteur minier respectent la législation existante concernant les sites miniers et la prévention du travail des enfants :

• 250 petits exploitants miniers déclarés et 5 500 non déclarés ont été sensibilisés sur la sécurité dans les mines, les lois et politiques, la modernisation des sites et la protection de l’environnement.

 

Les enfants de 5 à 13 ans sont soutenu·e·s dans l’accès/la réintégration et l’achèvement de leur éducation de base :

• 214 des 240 enseignant·e·s du préscolaire ont été formé·e·s à la pédagogie et sensibilisé·e·s au problème du travail des enfants.

 

La sécurité économique des foyers les plus vulnérables est améliorée afin de prévenir le travail des enfants :

91 jeunes femmes et 91 jeunes hommes ont participé à des formations professionnelles au niveau des villages.

Budget

804 773 €. 
Il est financé par l’Agence Française de Développement (AFD), la Fondation Engie et les dons de particuliers.

Durée 

Novembre 2015 – avril 2019

Lieu 

Région de Geita Districts de Geita, Nyangwale et Chato en Tanzanie

Nombre de bénéficiaires

• 20 000 enfants travailleurs âgés de 5 à 18 ans, dont 50 % de filles.
• 5 000 foyers vulnérables.
• 5 500 petits exploitants miniers non déclarés et 250 déclarés.
• 91 travailleurs para-sociaux.
• 1 365 membres des Comités pour les Enfants les Plus Vulnérables, présidents des villages et administrateurs généraux.
• 321 officiers et représentants des circonscriptions et des districts.
• 6 représentants du gouvernement central.

Nos partenaires

• Agence Française de Développement

• Fondation Engie

• NELICO (New Light Children Center Organization) 

• CODERT (Community Development Relief and Trust Association)

• GEREMA (Geita Region Mining Association)

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