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Togo : formation professionnelle des jeunes

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Contribuer à l’insertion socio-professionnelle des jeunes en situation de vulnérabilité en les formant à des métiers porteurs.

 

« Apprendre un métier, c’est important. J’ai réussi à me faire un place grâce à la formation que j’ai suivie et à ce travail qui peut garantir mon avenir. Ma famille ne voulait pas que je sois formée à un métier sous prétexte que je suis une fille, ils ne croyaient pas en moi. Aujourd’hui je suis certaine d’avoir fait le bon choix, je vis vraiment mieux ! » M’Moh, 26 ans, formée en aviculture

En savoir plus : Contexte | Témoignages | Vidéo

Chiffres clés
55,1%
de la population vit sous le seuil de pauvreté
90 %
des jeunes sortant du primaire et du collège ne suivent pas de formation professionnelle
60%
de la population a moins de 25 ans

Contexte

Au Togo, les faibles opportunités d’embauche et d’emploi et le fort taux de chômage affectent profondément la jeunesse. Le marché du travail togolais peine à satisfaire les jeunes qui sortent du système scolaire, en particulier les plus vulnérables : les jeunes filles, les jeunes en situation de handicap, les jeunes déscolarisés et les jeunes vivant dans des zones rurales.

Entre 15 et 34 ans, ils sont les plus exposés au sous-emploi, vivotant pour la plupart de petites activités de maraîchage, de vente ou de services, à cause d’un manque de formation professionnelle ou de l’inadéquation de celle-ci avec le marché du travail.

 

Plusieurs facteurs expliquent les difficultés d’insertion socio-professionnelle des jeunes :

• le manque d’orientation des jeunes qui se dirigent naturellement vers des secteurs saturés,

• le manque d'accessibilité aux formations,

• le manque de ressources et de moyens pour participer aux formations,

• les conditions d’apprentissage déplorables,

• la pauvre qualité des formations proposées et le manque de maîtres d’apprentissage qualifiés,

• l’inadéquation entre les formations et le marché du travail etc.

Objectifs 

• Améliorer les structures offrant des formations professionnelles pour un meilleur encadrement de l’apprentissage de métiers pour les jeunes

• Favoriser l'accès à l'emploi des jeunes vulnérables à travers une meilleure adéquation entre l’offre de formation, le marché du travail et les profils et attentes des jeunes

Résultats et exemples d’activités

Accompagnement à l'orientation et formation professionnelle pour les jeunes en situation de vulnérabilité vers des métiers porteurs dans le pays : batik (tissu), cordonnerie, aviculture (canardes et poules), agriculture (soja, manioc)

• Renforcement des compétences de vie des jeunes filles et garçons leur permettant de mieux faire valoir leurs droits et de prendre confiance en elles et en eux

• Sensibilisation contre les stéréotypes de genre et autres formes de discrimination

• Mise en place de groupements villageois d’épargne et de crédit ouverts aux jeunes filles et garçons à partir de 15 ans leur permettant d’épargner pour payer leur formation ou lancer leur activité

• Adaptation des contenus de formation selon le marché du travail et formation des maîtres d'apprentissage pour renforcer leurs compétences

Budget

654 128 €, dont 526 140 € financé par l’Agence Française de Développement (AFD)

Durée 

4 ans (mai 2014 à avril 2018) 

Lieu 

3 Cantons de Sokodé (Kpangalam, Komah et LamahTessi) ruraux et semi-urbains de la Préfecture de Tchaoudjo, Région Centrale. 

Nombre de bénéficiaires

• 400 jeunes de 15 à 25 ans, dont 50 % de filles, ont reçu des formations professionnelles vers des métiers porteurs

• 100 maîtres d’apprentissage

• 143 jeunes filles et garçons ont bénéficié d'un accès à des services financiers adaptés (d’épargne et de crédit)

• 65 maîtres d’apprentissage dont 6 femmes ont reçu une formation sur le genre et un renforcement de leurs compétences

• les services techniques partenaires et les organisations professionnelles d’artisans

• ces jeunes ont bénéficié d’accompagnement et suivi dans leurs démarches professionnelles au sein de 34 centres à Tchaoudjo, et ont été sensibilisés à leurs droits.

Nos partenaires

  • Agence Française de Développement
  • Chambre Régionale/Préfectorale des Métiers (CRM/CPM) 
  • Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT) 
  • Inspection régionale de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (IEFTP) 
  • Regroupement des Associations pour le Développement Appliqué des Ruraux (ONG RADAR)
  • Groupement Interprofessionnel Des Artisans Du Togo (GIPATO).
  • Direction Régionale du Travail et des Lois Sociales 

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