Championnes : émancipation des filles par le sport

Championnes : émancipation des filles par le sport

Chiffres clés

21 % des adolescentes

béninoises ont déjà eu un enfant.

37 % des filles

sont mariées avant 18 ans dans la région.

29 % des filles

ne sont pas scolarisées en Guinée.

Contexte

Au Bénin, en Guinée et au Togo, les filles et les femmes subissent toujours des discriminations, malgré de nombreuses lois votées en faveur de leurs droits.

En Afrique de l’Ouest, les filles rencontrent de nombreuses barrières à leur émancipation : ressources économiques limitées des familles, stéréotypes de genre, accessibilité des services éducatifs. De par le rôle que la société leur assigne, les filles sont discriminées. La division genrée du travail par exemple leur confère un futur statut de mère de famille, souvent incompatible avec les études.

De plus, les violences qu’elles subissent telles que les mariages forcés ou les mutilations génitales féminines les empêchent d’accéder à l’autonomie économique.

Objectifs

Contribuer à l’émancipation des filles et de l’égalité filles-garçons dans un environnement protecteur, à travers la pratique sportive des filles.

Favoriser la pratique du football par les filles et les jeunes femmes.

Promouvoir la participation et l’engagement des jeunes, en particulier des jeunes femmes.

Encourager l’implication des familles et des communautés dans l’émancipation des filles et des jeunes femmes.

Activités

  • Sensibilisation des parents à la réduction des charges domestiques des filles et la répartition équitable des tâches entre les filles et les garçons.
  • Mise en place avec les autorités publiques et acteur·rices communautaires de politiques favorables à l’égalité filles-garçons et à l’éducation inclusive.
  • Animation et diffusion d’émissions télévisées sur le leadership des filles, la participation et la confiance en soi, et la pratique du sport en zones rurales.
  • Mise en place d’associations sportives de jeunes filles, incluant des garçons.
  • Formation des filles et des garçons sur l’estime de soi, la participation, le travail d’équipe et la communication positive.
  • Sensibilisation des familles sur les normes et croyances allant à l’encontre de l’émancipation des filles.
  • Animation de groupes de discussion pour les filles et les garçons sur les droits des filles, le droit et les services destinés à la santé sexuelle et reproductive, et les violences.
  • Réhabilitation et équipement des infrastructures d’associations sportives dans le but d’accueillir 5 025 filles et 1 840 garçons.
  • Implication des familles des jeunes pour l’amélioration des terrains de sport (peinture des buts, démarcation des terrains de sport etc.…).
  • Organisation de compétitions et de tournois entre les villages de chaque commune.
  • Formation des encadreur·euses sur la pratique du sport, l’inclusion, les violences basées sur le genre, le leadership des filles etc.

Résultats attendus

  • 6 865 jeunes impacté·es par le programme.
  • 3 600 parents sensibilisés à la réduction des charges domestiques des filles et à la répartition équitable des tâches entre les filles et les garçons au Bénin.
  • 3 820 parents impliqués dans le projet.
  • 593 sessions de sensibilisation organisées dans les 3 pays.
  • 208 associations sportives créées.
  • 190 leaders communautaires et religieux·ses sensibilisé·es.

Partenaires de mise en oeuvre

  • Fédération Togolaise de football
  • Fédération Béninoise de football
  • Fédération Guinéenne de football
  • Ministères du sport, éducation et affaires sociales
  • ONG Maison Mère (MM)
  • ONG Monde des enfants (MDE)
  • ONG Sud Nord Actions (SNA)

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Child labour : lutte contre le travail des enfants

Child labour : lutte contre le travail des enfants

Chiffres clés

25 % des enfants de 5 à 17 ans

sont forcés de travailler.

80 % de la population

vit avec moins de 2$ par jour.

75 % des enfants

ont déjà subi des mauvais traitements (violence physique).

Contexte

En Tanzanie, l’âge légal minimum pour travailler est fixé à 14 ans, et l’âge moyen pour travailler dans les mines est de 18 ans. Pourtant, 25 % des enfants de 5 à 17 ans travaillent.

Des milliers d’enfants travaillent encore dans des mines d’or, exposées à des substances extrêmement toxiques comme le mercure. Les risques physiques sont donc nombreux : problèmes respiratoires, douleurs musculaires et osseuses, etc. Mais aussi le risque de se blesser avec des outils ou de se faire écraser par des éboulements.

Ces enfants encourent aussi des risques psychologiques, comme le syndrome du stress post-traumatique (SSPT) ou encore toutes sortes de violences (basées sur le genre, violences physiques et psychologiques, maltraitance etc.).

Le travail dans les mines empêche souvent ces enfants d’aller à l’école : dans la région de Geita, 96 % des décrochages scolaires sont liés à l’absentéisme et au travail.

Outre le secteur minier, le travail des enfants est également présent dans le secteur agricole, la pêche et le travail domestique.

Objectifs

Eradiquer les formes de travail des enfants et de violences associées faites aux enfants, en particulier les filles, dans le secteur minier et la pêche.

Promouvoir des mécanismes de protection des enfants pour un suivi efficace des politiques de protection de l’enfance, une protection efficace par les garants, et la promotion de l’éducation.

Améliorer le statut socio-économique, la santé et l’environnement des enfants et des jeunes, en particulier des filles, par une meilleure connaissance de la santé et des droits sexuels et reproductifs des adolescent·es.

Activités et résultats attendus

Protection des enfants

  • Actions de prévention des violences visant à transformer les rapports de genre.
  • Formations de travailleur·euses sociales·aux à la gestion de la protection des enfants.
  • Mise en place de comités VAWC (Violence against Women and Children) pour prévenir et répondre à la violence faite aux enfants et aux femmes.
  • Plaidoyer pour un enregistrement officiel accru des mineurs.

Sensibilisation

  • Suivi dans les zones d’extraction et de pêche pour assurer l’éradication du travail des enfants au travers d’une collaboration avec les acteur·rices concerné·es.
  • Sensibilisation à la sécurité, la politique de protection de l’enfance, la réglementation et la modernisation de la technologie.
  • Sensibilisation et dialogues communautaires sur l’importance de la santé sexuelle et reproductive et des droits à la santé sexuelle et reproductive. Dans les écoles : sensibilisation à l’écologie (environmental clubs), aux dangers des violences faites aux femmes et aux enfants et à la santé sexuelle et reproductive (clubs et Gender desk).

Scolarisation

  • Identification et soutien des enfants travailleurs et ex-travailleurs, scolarisés ou non.
  • Création d’un environnement scolaire convivial et propice au maintien des élèves.
  • Organisation d’activités extra-scolaires : football, netball, compétitions sportives inter-écoles, etc.

Sécurité économique

  • Formation sur les compétences de vie, l’entrepreneuriat, la gestion d’entreprise et les compétences en gestion financière.
  • Formation à l’entrepreneuriat en collaboration avec le secteur privé.
  • Formations professionnelles de jeunes filles et jeunes hommes à des métiers choisis par les bénéficiaires et identifiés par l’étude de marché : mécanique, charpente, couture, etc.
  • Constitution de groupes d’épargne au niveau des villages mais aussi des jeunes, comme moyen d’accéder aux services financiers.

Environnement

  • Sensibilisation des communautés, des personnes exerçant une activité indépendante dans les secteurs de l’exploitation minière et de la pêche, à la protection de l’environnement.
  • Formation des membres de la communauté sur les politiques environnementales.
  • Soutien des dialogues communautaires sur l’impact de la dégradation de l’environnement.
  • Dans les écoles : les élèves plantent des graines dans les zones sinistrées pour les reboiser.

Résultats

  • 2 687 enfants sont sortis du travail forcé et vont maintenant à l’école.
  • 1 625 jeunes (60 % femmes) âgé·es de 14 à 17 ans participent au projet.
  • 12 660 responsables de petites entreprises minières et 4 200 pêcheries participent au projet.
  • La sensibilisation des adolescentes aux droits et à la santé sexuelle et reproductive (DSSR) a augmenté de 42,1 % .
  • 207 groupes d’épargnes ont été constitués.
  • 283 professionnel·les de santé ont été formé·es au genre et aux DSSR, en particulier à l’hygiène menstruelle.

Partenaires de mise en oeuvre

  • SEDIT (Initiatives pour le développement socio-économique en Tanzanie)
  • KIVULINI (ONG de défense des droits des femmes en Tanzanie)

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